Une vue de la cérémonie à Mar Roukoz. Photo USJ
Au campus des sciences et technologies de l’Université Saint-Joseph, à Mar Roukoz, 374 nouveaux diplômés de l’École supérieure d’ingénieurs de Beyrouth (ESIB), de l’Institut national de la communication et de l’information (INCI), de l’École supérieure d’ingénieurs agroalimentaires (ESIA), de l’École supérieure d’ingénieurs d’agronomie méditerranéenne (Esia-m) et de la faculté des sciences (FS) ont célébré lundi la fin de leur parcours académique lors de la cérémonie de remise de diplômes, en présence d’un invité d’honneur, Jacques Biot, président de l’École polytechnique, des responsables de l’USJ ainsi que d’une foule de parents et d’amis.
« Chers diplômés, c’est avec vous que je voudrais remercier de tout cœur M. Jacques Biot, président de l’École polytechnique. Cette cérémonie a une saveur spéciale et nous fait penser à nos douze étudiants qui, par leur propre effort et le suivi des responsables et enseignants de l’ESIB, ont pu devenir, ces deux dernières années, des étudiants de la célèbre École polytechnique », a déclaré le Pr Salim Daccache, recteur de l’USJ.
« N’ayez pas peur de rêver grand, a-t-il poursuivi, pour construire votre avenir professionnel, familial et social, car votre université, votre école et votre faculté vous ont donné les bons moyens pour les réaliser. Rappelons-nous le conseil de notre penseur national, Gebran Khalil Gebran : “Faites confiance aux rêves car c’est en eux que se cache la porte vers l’éternité.”»
« Une partie d’entre vous regrette que la jeunesse libanaise s’expatrie, mais le monde a besoin d’eux et il faut les regarder partir sans regret car ils seront des ambassadeurs de votre pays, et la planète a grand besoin de leurs connaissances, de leur savoir-faire et de leur audace », a-t-il souligné. Il a par ailleurs précisé que les universités ont un rôle extrêmement important pour contribuer au développement, à la prospérité et à la paix sur cette planète qui en a tellement besoin, avant de conclure : « Nous vivons dans un monde qui est en mutation rapide, il faut donc oser. Notre système très sélectif porté sur l’excellence, sur le travail, peut parfois émousser les valeurs d’audace et concentrer le regard sur les valeurs de travail, du bon élève. Ne soyez donc pas seulement de bons élèves, même si c’est ce que vous avez appris ici, mais soyez demain des scientifiques, des ingénieurs audacieux, n’ayez pas peur de l’échec car le succès résulte de l’audace et de la capacité de rebondir après l’échec. »
Par ailleurs, Armand Assaf, représentant de la Fédération des associations d’anciens de l’USJ, a souligné en s’adressant aux diplômés : « Le diplôme qui vous sera remis dans quelques minutes vous met en défi envers notre pays. Un défi d’être à la hauteur de notre identité et notre appartenance au Liban. Le Liban a besoin de chacune et chacun de nous, ingénieurs et scientifiques de tous les secteurs. Et n’oubliez jamais combien, en tant qu’ingénieurs, scientifiques, citoyens et acteurs économiques, vous jouez un rôle-clé dans l’équilibre de nos sociétés, de notre pays, si beau et si fragile à la fois. »


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