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Aoun appelle l'ONU à aider le Liban à délimiter sa frontière avec Israël

Liban
OLJ
11/07/2018

Le président libanais, Michel Aoun, a appelé mercredi l'ONU à aider le Liban à pouirsuivre la délimitation de sa frontière sud avec Israël et à renouveler le mandat de la Force intérimaire au Liban (FINUL) sans en réduire les effectifs, lors d'un entretien avec la coordinatrice spéciale des Nations Unies pour le Liban, Pernille Dahler, qu'il a reçue au palais de Baabda.

"L'ONU doit aider le Liban à poursuivre la délimitation de sa frontière jusqu'aux fermes de Chebaa et aux hameaux de Kfarchouba car il s'agit de terrains libanais dont les habitants sont Libanais", a dit le chef de l'Etat à Mme Dahler. Il a également appelé l'ONU à renouveler le mandat de la FINUL déployée à la frontière avec Israël, "sans changement dans les effectifs, le budget ou dans son mandat".

Pour sa part, Mme Dahler a indiqué dans un tweet avoir informé le président Aoun du prochain rapport du secrétaire général de l'ONU sur la résolution 1701, qui doit être soumis ce mois-ci.

Dans son dernier rapport trimestriel en mars dernier, Antonio Guterres avait appelé "tous les groupes et ressortissants libanais à cesser leur implication dans le conflit syrien" et estimé que "la présence d’armes non autorisées entre les mains du Hezbollah continue d’être un sujet de préoccupation sérieuse".

Vendredi dernier, le président Aoun avait affirmé que le Liban tentait de délimiter ses frontières terrestres sous l'égide des Nations unies, alors qu'un différent frontalier l'oppose à Israël, au niveau de sa frontière sud.

En 2000, Israël a effectué un retrait unilatéral du Liban-Sud qu'il occupait depuis 1978, mais les hameaux de Chebaa et les fermes de Kfarchouba, secteurs revendiqués par le Liban, restent occupés.
Le mois dernier, des sources concordantes avaient fait état d'une nouvelle proposition américaine visant à favoriser un règlement du litige frontalier, maritime et terrestre, entre Beyrouth et Tel-Aviv.

Le président Aoun a également appelé l'ONU à "faciliter" le retour des réfugiés syriens installés au Liban vers des zones "sûres" en Syrie. "Les retours qui ont déjà eu lieu se sont fait sur demande des déplacés concernés, et les autorités libanaises leur ont assuré un retour sûr vers leur pays", a souligné le chef de l'Etat.

Le Liban accueille 1,5 million de réfugiés syriens pour une population de quatre millions d'habitants. Le chef sortant de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil, mène campagne contre le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l'accusant d'entraver le retour volontaire de réfugiés syriens dans leur pays.

"Les Nations unies ont un rôle à jouer dans la facilitation de la reprise de l'import et de l'export à travers le passage frontalier de Nassib" entre la Syrie et la Jordanie, a en outre estimé le chef de l'Etat libanais.

Le poste frontalier de Nassib, celui-ci a dernièrement été reconquis par les forces du régime du président syrien Bachar el-Assad. Autrefois vital pour le transit de marchandises au Moyen-Orient, Nassib, appelé Jaber du côté jordanien, porte les stigmates de la guerre qui ravage la Syrie depuis mars 2011. De nombreux camionneurs libanais effectuaient leurs trajets via ce passage pour livrer leurs marchandises.

La coordinatrice spéciale pour les Nations unies s'est également entretenue mercredi avec le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri.

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