Environ 450 déplacés syriens ayant fui la Syrie et installés à Ersal devraient quitter samedi cette localité frontalière de la Békaa pour rentrer chez eux, selon des informations de la chaîne locale LBCI publiées mercredi.
Dimanche, 42 réfugiés avaient rejoint leur village de la banlieue de Damas, dans le cadre d'une opération de retour volontaire organisée par la Sûreté générale libanaise et le régime syrien.
Jeudi, un premier convoi avait déjà transporté dans le Qalamoun-Ouest, en Syrie, près de 300 réfugiés syriens installés à Ersal, bourgade sunnite située dans le nord-est de la Békaa qui en accueille 36 000, selon le Haut commissariat de l'Onu pour les réfugiés (UNHCR). Le convoi de jeudi avait été organisé après avoir reçu l'aval des autorités syriennes, en présence de soldats de l'armée libanaise, d'agents de la Sûreté générale et de la Croix-rouge libanaise.
Ces retours avait été à l’origine d’une confrontation sans précédent entre le chef de la diplomatie libanaise Gebran Bassil et le UNHCR. Au début du mois, M. Bassil avait accusé l'agence onusienne d'entraver le retour volontaire des réfugiés syriens dans leur pays et avait gelé les procédures de renouvellement des permis de séjour de ses employés. Le UNHCR estime pour sa part que tout retour en Syrie est prématuré, mais ne s'oppose pas à des retours volontaires.
Depuis le début de la guerre en Syrie, plus d'un million et demi de personnes ont trouvé refuge au Liban. Les responsables libanais encouragent le retour de ces réfugiés, estimant que de nombreuses régions sont désormais assez sûres en Syrie pour un tel retour.
Vendredi, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait déclaré que son parti, impliqué militairement en Syrie aux côtés du président Bachar el-Assad, voulait aider à l'organisation d'un retour "volontaire et sûr" des réfugiés syriens.
En avril, la coopération entre le Liban et Damas avait déjà permis d'assurer le retour de quelque 500 réfugiés syriens et un haut responsable de la sécurité avait évoqué fin mai le prochain départ de "milliers" d'autres.


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