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Culture

La boucle est bouclée pour Nadine Labaki à l’IMA

Festival

La réalisatrice libanaise, qui avait gagné le prix du meilleur court métrage avec son film d’école en 1997, ouvrira avec « Capharnaüm » la première édition du Festival des cinémas arabes, 12 ans après son interruption.

28/06/2018

La première édition (depuis son interruption il y a douze ans) du Festival des cinémas arabes, qui se tient dès ce soir à l’Institut du monde arabe à Paris jusqu’au 8 juillet, démarre avec Capharnaüm, le film de Nadine Labaki, prix du jury à Cannes. Ce festival marque le retour à l’IMA de cette manifestation qui était devenue un rendez-vous incontournable et le phare des cinéastes arabes, jusqu’en 2006, date de son interruption.

Nadine Labaki avait présenté son film d’école 11, rue Pasteur à la Biennale des cinémas arabes en 1997 dans la section courts métrages, et avait obtenu le prix du meilleur court métrage, justement. Elle y retourne donc ce 28 juin, avec en main son prix du jury de la 71e édition cannoise pour ouvrir le festival de ses débuts derrière la caméra. C’est la grande actrice et réalisatrice palestinienne Hiam Abbass qui est la présidente d’honneur de cette première édition, tandis que le jury fiction sera présidé par Faouzi Bensaïdi, réalisateur, scénariste et acteur marocain, et le jury documentaire par Serge Le Péron, rédacteur, chroniquer et réalisateur français.

L’Institut du monde arabe replace donc le cinéma au cœur de sa programmation et renoue ainsi avec la Biennale des cinémas arabes à Paris (1992-2006) qui lui a valu de devenir une référence mondiale en matière de 7e art. Et en douze ans, le paysage cinématographique du monde arabe a beaucoup évolué, notamment dans les pays du Golfe. Les films des pays traditionnellement de cinéma concourent régulièrement dans les festivals internationaux, voire même aux Oscars dans la catégorie meilleur film en langue étrangère. Au Festival de Cannes, les divers jurys comptent parmi leurs membres des cinéastes du monde arabe. L’Arabie saoudite a même annoncé qu’elle renouait avec les salles.


(Lire aussi : Labaki, Doueiri, Touma et Sehnaoui invités à rejoindre l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences)


Hommage à Jean Chamoun
Le retour d’un festival à l’IMA s’imposait donc. C’est sous l’impulsion de Jack Lang, lors de la prise de ses fonctions de président, que le cinéma est revenu à l’IMA en 2013 après la fermeture du département en 2008. Cet événement s’inscrit naturellement dans la vocation de l’Institut de diffuser et de faire connaître les cultures du monde arabe. Le festival présentera 80 films, entre fictions et documentaires – dont de nombreux en avant-première européenne – répartis en trois sections. La première est compétitive, réservée aux longs et courts métrages, fictions et documentaires produits en 2017-2018. Deux hommages seront rendus, l’un au cinéaste libanais Jean Chamoun, récemment disparu, avec la projection de L’Ombre de la ville (2000), et l’autre à l’Algérien Mahmoud Zemmouri, avec De Hollywood à Tamanrasset (1990). Enfin, un regard sur le 7e art saoudien replacera ce cinéma dans la cartographie cinématographique.
Par ailleurs, deux rencontres seront organisées en présence de professionnels arabes et européens. La première s’articulera autour des résidences et ateliers d’écriture en Europe et dans le monde arabe, et la seconde autour de l’industrie cinématographique palestinienne. Également au programme, deux ateliers : l’un sera axé sur l’écriture de scénarios de courts métrages, avec Cinephilia Short Lab. Destiné aux porteurs de projets des deux rives de la Méditerranée, un prix viendra couronner le meilleur scénario à la fin de l’atelier. L’autre est intitulé Talents en Court : de l’écrit à l’écran, organisé avec le département courts métrages du CNC, il sera dédié aux jeunes autodidactes désireux de découvrir les différentes étapes d’un film.
Enfin, une séance sera consacrée au jeune public et une décentralisation des films aura lieu dans plusieurs salles parisiennes et en banlieue.



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COMME QUOI ON SE REVEILLE APRES UN SOMMEIL DE 12 ANS ! BRAVO A NADINE LABAKI.

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