Nouhad Machnouk et Abbas Ibrahim lors de leur entretien hier. Photo ANI
Le ministre de l’Intérieur, Nouhad Machnouk, a annoncé hier qu’il ne prendra pas de décision concernant l’affaire des passeports des Iraniens avant d’entreprendre des concertations avec le Premier ministre désigné Saad Hariri.
M. Machnouk – qui avait menacé d’annuler une décision dispensant les Iraniens de tamponner leurs passeports à l’AIB, prise il y a quelques jours par la Sûreté générale – a tenu ces propos après un entretien avec le directeur général de la SG, Abbas Ibrahim. « Cette décision a des conséquences politiques que tout le monde connaît, surtout en cette période difficile que traversent le Liban et la région, en raison de la confrontation américano-iranienne et des sanctions US contre Téhéran », a-t-il expliqué. Et d’ajouter : « Nous nous sommes entendus sur des concertations avec le Premier ministre pour prendre la décision adéquate à ce sujet et mettre fin à la polémique qu’elle a suscitée. »
Selon lui, « cette décision pourrait être interprétée, par les Arabes, les Américains et les Européens, comme une mesure destinée à faciliter l’accès des Iraniens au Liban en vue de prendre part à des entraînements (militaires) ou d’entrer en contact avec des organisations interdites sur le plan international ».
« Cela fait partie des bras de fer politiques dont le Liban pourrait se passer, en dépit des motifs initialement évoqués par l’ambassadeur libanais à Téhéran », a encore dit M. Machnouk, avant de poursuivre : « La loi est claire. Ce genre de décision relève de la compétence du ministre de l’Intérieur et du directeur général de la SG. Cela requiert des correspondances écrites, non des conversations orales. Nous allons en informer le Premier ministre et il prendra une décision qui sera dans l’intérêt du Liban et de ses relations internationales et arabes. »


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