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Passeports iraniens : Machnouk va suivre l'affaire avec Hariri

Liban
OLJ
20/06/2018

Le ministre libanais de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a affirmé mercredi qu'il allait suivre avec le chef du gouvernement, Saad Hariri, l'affaire des passeports iraniens qui fait polémique depuis plusieurs jours.

Les détenteurs de passeports iraniens ont désormais la possibilité de viser leur entrée et leur sortie du Liban sur une fiche indépendante, une procédure qualifiée de "normale" par le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, qui balayait il y a deux jours la polémique.

"Nous allons suivre cette question dans les prochains jours avec le chef du gouvernement désigné afin de prendre les décisions qui sont dans l'intérêt du Liban et mettre fin à la polémique, car il est question de tensions politiques dont le pays n'a pas besoin en ce moment", a affirmé M. Machnouk lors d'un point de presse mercredi.

Dimanche, la SG avait expliqué qu'"une disposition spéciale fait partie des options qui s’offrent aux ressortissants d’un certain nombre de pays débarquant au Liban. Elle permet à ceux qui en font la demande de faire viser leurs entrées et sorties sur des fiches indépendantes de leur passeport".

L'information sur cette possibilité offerte aux Iraniens avait fuitée par un journaliste iranien de l’opposition, Amir Tahiri. Selon l'ambassadeur du Liban à Téhéran, Hassan Abbas, les traces d’un passage par le Liban sur leur passeport vaut aux voyageurs iraniens un rejet de leur demande de visa en Europe, d’où cette disposition palliative. Les Iraniens peuvent obtenir leur visa pour le Liban à leur arrivée à l'aéroport, ce qui s'applique également aux Libanais se rendant en Iran.

En outre, M. Machnouk a estimé que le général Abbas Ibrahim a "fait son devoir concernant le dossier du décret de naturalisation" de quelque 400 personnes. "Nous allons lire les remarques faites, notamment celles concernant les accusations ou soupçons qui pèsent sur certaines personnes concernées par le décret, afin de prendre les mesures adéquates".

Fin mai, le député Nadim Gemayel avait révélé la teneur du décret signé le 11 mai et le fait que des personnes pouvant faire l’objet de sanctions internationales, notamment des proches du régime syrien, avaient été naturalisées, et la polémique se poursuit depuis. Le président de la République, Michel Aoun, a demandé au directeur de la Sûreté générale d’effectuer une enquête a posteriori sur les noms présents sur la liste, et celui-ci a récemment promis que son rapport serait présenté "bientôt" au chef de l’État.

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