Le chef de l’État entouré de la délégation épiscopale libano-américaine. ANI
Le chef de l’État, Michel Aoun, a demandé hier à trois évêques catholiques américains qu’il recevait à Baabda d’appuyer auprès de l’administration américaine la position du Liban à l’égard des réfugiés et d’agir de manière à faciliter leur retour. M. Aoun a estimé devant ses hôtes que « certaines parties étrangères » entravent les efforts du Liban en ce sens.
Le président a tenu ces propos devant trois évêques américains, Timothy Broglio, Samuel Aquila et Oscar Solis, respectivement président de la commission Justice internationale et Paix de l’Église catholique aux États-Unis, et évêques de Denver et Salt Lake City. Ces derniers ont rendu visite au président en compagnie des évêques maronites des États-Unis, Gregory Mansour (New York) et Abdallah Zeidan (Los Angeles), présents au Liban à l’occasion du synode annuel de leur Église.
Par ailleurs, le chef de l’État a critiqué devant ses hôtes la décision unilatérale prise par le président Donald Trump de transférer le siège de l’ambassade de son pays à Jérusalem, plaidant pour l’attribution d’un statut spécial à la Ville sainte, « qui ne saurait appartenir exclusivement à une seule des trois religions monothéistes ».
Enfin, le chef de l’État a fait le point des efforts déployés pour faire du Liban un centre international pour le dialogue des civilisations, des cultures, des races et des religions.


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