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Irak/législatives: Moqtada Sadr forme un bloc, préparatifs pour le nouveau décompte

Le nationaliste chiite Moqtada Sadr, arrivé en tête aux législatives, a renforcé sa position en formant un nouveau bloc parlementaire avec deux autres listes, alors que l'Irak s'apprête à entamer un nouveau décompte des voix.

Face à la multiplication des accusations de fraudes depuis près d'un mois, le Parlement a voté mercredi pour un nouveau décompte manuel des près de 11 millions de bulletins. Il a dans le même temps annulé le vote des expatriés et des déplacés et limogé la commission électorale qui a supervisé le scrutin.
Pour autant, ces mesures n'ont pas freiné les tractations gouvernementales, alors que dans le système irakien calibré pour empêcher le retour à la dictature et au parti unique, les différences listes élues doivent s'allier en blocs parlementaires pour avoir la capacité de former le gouvernement.
En signant un accord de coalition avec la liste al-Hikma du dignitaire chiite Ammar al-Hakim et celle du laïc Iyad Allawi, qui compte de nombreuses figures sunnites, l'ancien chef de milice devenu héraut des manifestations anti-corruption et sourcilleux partisan de indépendance de son pays face à l'Iran et les Etats-Unis, compte ensemble une centaine de sièges au Parlement.
Il est encore loin de la moitié des 329 sièges du Parlement, nécessaire pour nommer les futurs ministres.
Ses concurrents chiites, soutenus par l'Iran, pourraient donc encore l'emporter et écarter le turbulent nationaliste qui a multiplié les bravades à l'encontre du grand voisin.
Dès l'annonce des premiers résultats, le puissant général iranien Ghassem Soleimani était arrivé à Bagdad pour l'écarter du pouvoir.
Il a notamment rencontré le Premier ministre sortant Haider al-Abadi (42 sièges), les anciens combattants anti-jihadistes du Hachd al-Chaabi (47 sièges) et l'ex-Premier ministre Nouri al-Maliki (26 sièges). Théoriquement, si ces formations s'alliaient, elles disposeraient de 115 sièges, ce qui selon la Constitution, leur donnerait la prééminence pour former le gouvernement.

Dans le camp sunnite, laminé par trois années d'occupation jihadiste de près d'un tiers du pays, une trentaine de personnalités de différentes listes s'étaient regroupées.
Dans le même temps, le Conseil supérieur de la magistrature a indiqué que les "préparatifs logistiques" pour lancer ce nouveau décompte, ont été entamés au siège de la Haute commission électorale indépendante (IHEC).

Cette instance a été limogée par le Parlement et certains de ses membres pourraient répondre de fraudes si elles sont avérées, ont prévenu les autorités. L'IHEC a toutefois annoncé saisir la justice pour contester cette décision.

Le nationaliste chiite Moqtada Sadr, arrivé en tête aux législatives, a renforcé sa position en formant un nouveau bloc parlementaire avec deux autres listes, alors que l'Irak s'apprête à entamer un nouveau décompte des voix.Face à la multiplication des accusations de fraudes depuis près d'un mois, le Parlement a voté mercredi pour un nouveau décompte manuel des près de 11 millions de bulletins. Il a dans le même temps annulé le vote des expatriés et des déplacés et limogé la commission électorale qui a supervisé le scrutin.Pour autant, ces mesures n'ont pas freiné les tractations gouvernementales, alors que dans le système irakien calibré pour empêcher le retour à la dictature et au parti unique, les différences listes élues doivent s'allier en blocs parlementaires pour avoir la capacité de former le...