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Les négociations sur l’eau au Moyen-Orient : une affaire complexe et des outils à développer

Conférence
OLJ
08/06/2018

Une conférence intitulée « L’hydrodiplomatie, la sécurité hydrique et le Nexus : leçons apprises – MENA », organisée hier à l’initiative de Fadi Comair, directeur général des ressources hydrauliques et électriques, a rassemblé plusieurs experts et éminentes personnalités tels l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, le directeur de l’Association française pour le développement (AFD), Olivier Ray, ou encore le président de la Fondation Fouad Chéhab, l’ancien ministre de la Justice Charles Rizk.
Insistant sur le concept de l’hydrodiplomatie, soit les négociations en rapport avec le partage des eaux, M. Comair a abordé les problèmes récurrents et graves tels que la démographie galopante et le risque de sécheresse, et la nécessité d’appliquer les textes anticrises nécessaires pour établir la paix dans les régions touchées. « C’est pour cela qu’il faut travailler sur l’idée de créer une autorité indépendante de l’énergie et de l’eau au Proche-Orient », a-t-il souligné.
Il a rappelé qu’il est primordial que, dans un monde interdépendant, il y ait une coopération pacifique, telle que l’initiative du bassin du Nil, un élément vital pour la résolution des conflits.
Nassif Hitti, directeur de l’Institut supérieur des sciences politiques de l’Université Saint-Esprit de Kaslik, a estimé que l’hydrodiplomatie peut être une chance, surtout en matière de médiation.
Samir Nasr, économiste et consultant, a considéré que la stratégie de l’eau doit être élaborée et appliquée par le gouvernement. S’exprimant sur les partenariats public-privé (PPP), M. Nasr a souligné que ces PPP sont une nécessité pour assurer la rapidité de la réalisation des projets et pour privilégier la mise en place de la réglementation. Une seule autorité serait responsable des PPP, et c’est l’État. À ce propos, il a insisté sur la nécessité que les accords avec le gouvernement soient clairs et transparents, prenant en considération le fait que les modifications potentielles n’aboutissent pas à un conflit.
Pour sa part, Miguel Angel Moratinos a parlé de l’importance de l’hydrodiplomatie, mettant l’accent sur le besoin d’agir et la nécessité de concrétiser les débats et les réflexions en vue d’aboutir à la coopération requise. Il pense qu’au Proche-Orient, la mémoire collective empêche la région d’avancer, mais que les enjeux sont toujours les mêmes : l’eau, le climat, l’énergie, le pétrole et l’alimentation.
Pour l’homme politique espagnol, il est peut-être temps de changer l’approche traditionnelle dans ce domaine et de signer les accords nécessaires qui permettront de travailler dans le futur.

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