Au Mondial, la star égyptienne Mohammad Salah sera attendue au tournant... s’il est là. Car samedi, en finale de la Ligue des champions avec Liverpool contre le Real Madrid (vainqueur), le joueur vedette des pharaons s’est blessé après que Sergio Ramos (Real Madrid) l’eut fait lourdement tomber sur son épaule gauche. Il est sorti en larmes du stade de Kiev, réconforté par un coéquipier et Cristiano Ronaldo (photo). Sa participation au Mondial a été remise en question par les premiers commentaires de son entraîneur à Liverpool, Jürgen Klopp. Le joueur, lui, s’est ensuite voulu rassurant en affirmant « être confiant sur le fait (qu’il) sera en Russie ». Sergei Supinsky/AFP
La Russie franchira-t-elle le premier tour de « son » Mondial ? Rien n’est moins sûr tant le pays organisateur peine à élever son niveau de jeu et tant il se retrouve dans un groupe compliqué, composé notamment de l’Uruguay et de l’Égypte.
Ce n’est sans doute pas le match d’ouverture d’une Coupe du monde le plus excitant de l’histoire, mais, sportivement, la rencontre Russie-Arabie saoudite du 14 juin aura une importance cruciale. Face à l’adversaire a priori le plus faible du groupe A, une contre-performance des coéquipiers d’Igor Akinfeev contrecarrerait déjà leurs espoirs d’accéder aux huitièmes de finale. Car, après l’Arabie saoudite, la Russie, modeste 66e au classement FIFA, devra composer avec l’Uruguay de Luis Suarez et d’Edinson Cavani, et l’Égypte de Mohammad Salah, le héros de Liverpool, meilleur buteur de la Premier League et prétendant sérieux au Ballon d’or. La marche sera haute pour la sélection russe, décimée par les blessures et qui n’a remporté aucun de ses cinq derniers matches amicaux. En trois participations à une Coupe du monde depuis la chute de l’Union soviétique, la Russie n’a encore jamais franchi le premier tour. Et les joueurs de Stanislav Cherchesov ne veulent à aucun prix rejoindre l’Afrique du Sud, seul pays organisateur à n’avoir pas franchi ce premier tour.
Côté égyptien, Mohammad Salah sera attendu au tournant... s’il est là. Car la star de la sélection égyptienne s’est blessée à une épaule samedi en finale de la Ligue des champions avec Liverpool, contre le Real Madrid (vainqueur), et sa participation au Mondial a été remise en question par les premiers commentaires de son entraîneur Jürgen Klopp. Le joueur, lui, s’est ensuite voulu rassurant en affirmant « être confiant sur le fait (qu’il) sera en Russie ». Auteur d’une saison époustouflante avec Liverpool, l’homme aux 32 buts en 38 journées de Premier League devra montrer, s’il va en Russie, qu’il peut aussi porter sa sélection, composée essentiellement de joueurs évoluant à domicile.
Quant aux Uruguayens, menés par leurs deux superstars Luis Suarez (FC Barcelone) et Edinson Cavani (Paris Saint-Germain), ils s’appuient sur une ossature expérimentée et sortent d’une campagne de qualifications convaincante qui peut leur permettre de voir loin.
Première affiche du Mondial
Portugal-Espagne, première affiche de la Coupe du monde en Russie ! Les deux derniers champions d’Europe s’affronteront le 15 juin pour la suprématie ibérique et la tête d’un groupe B riche en retrouvailles, avec l’Iran du sélectionneur portugais Carlos Queiroz, bien connu à Madrid et Lisbonne, et le Maroc du sélectionneur français Hervé Renard.
Au moment du tirage au sort, l’opposition entre la Seleçao et la Seleccion a immédiatement attiré les regards : Cristiano Ronaldo, star du Real Madrid, va défier ses habituels partenaires (Sergio Ramos, Isco, etc.) et ses habituels adversaires, les Barcelonais Gerard Piqué, Sergio Busquets ou Andrés Iniesta. Lauréat de l’Euro 2016 sous la direction de Fernando Santos, le Portugal présente du sang neuf autour de son quintuple Ballon d’or Ronaldo... Mais l’Espagne s’avance tout aussi rajeunie, et invaincue en dix-huit matches, depuis la prise en main par le sélectionneur Julen Lopetegui en 2016. Ce derby ibérique à Sotchi, au lendemain du match d’ouverture, devrait a priori déterminer la hiérarchie de la poule B.
Gare néanmoins à l’Iran, parvenu à la Coupe du monde sans la moindre défaite en phase de qualifications dans la zone Asie. « L’Iran est la meilleure équipe d’Asie, et de loin, sur les six dernières années. Sur le dernier Mondial, l’Argentine avait beaucoup souffert pour les battre » (1-0 en 2014 au Brésil), a rappelé Julen Lopetegui. La stabilité a payé pour la Team Melli iranienne puisque son sélectionneur Queiroz est en poste depuis 2011. À 65 ans, le technicien est une vieille connaissance au Portugal, dont il a été le sélectionneur (2008-2010), et en Espagne, où il a entraîné le Real Madrid (2003-2004).
Le Maroc, de son côté, jouera d’abord gros en coulisses en tant que candidat pour l’organisation du Mondial 2026, qui doit être attribuée le 13 juin. Deux jours plus tard, les Lions de l’Atlas entreront sur le terrain à Saint-Pétersbourg contre l’Iran. « Il va falloir être très intelligent et être au point techniquement, c’est une marche supérieure par rapport à ce qu’on peut avoir comme match en Afrique », a jugé le sélectionneur Hervé Renard, qui a l’expérience des compétitions majeures en tant que double vainqueur de la Coupe d’Afrique des nations. Affronter ensuite le Portugal et l’Espagne, deux pays proches du Maroc par la géographie et par l’histoire, aura aussi une belle portée symbolique pour les Marocains, qui joueront les outsiders dans cette poule B.
Source : AFP

