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Portrait

Élie Ferzli, un retour par la grande porte

Élu au siège grec-orthodoxe de la circonscription de la Békaa II (Rachaya-Békaa-Ouest) sur la liste du CPL, et proche du tandem chiite Amal-Hezbollah, Élie Ferzli a remplacé Farid Makari (courant du Futur) à la vice-présidence de la Chambre, avec 80 voix qu’il a obtenues hier à l’Assemblée.
Un des personnages-clés de la période de l’occupation syrienne, Élie Ferzli a ainsi retrouvé son siège à l’hémicycle qu’il avait perdu aux élections de 2005, après l’assassinat de l’ancien Premier ministre, Rafic Hariri. Cet homme politique, réputé pour son habileté et son éloquence, avait joué un rôle de premier plan dans le rapprochement entre le fondateur du CPL, le général Michel Aoun, et la Syrie, où ce dernier s’était rendu au moins trois fois entre 2008 et 2011.
Élie Ferzli est aussi l’artisan du très contesté projet de loi électorale dit « orthodoxe », en vertu duquel chaque électeur devrait voter pour les candidats appartenant à sa communauté. Avec Jacques Sarraf, il est un des pères fondateurs du Rassemblement orthodoxe, aujourd’hui présidé par Marwan Abou Fadel, et à travers lequel cette loi électorale avait été proposée, sans jamais voir le jour.
Né le 22 novembre 1949 à Zahlé dans une famille baignant dans la politique, il a fait des études de droit avant de se mêler de politique. À 28 ans, après avoir épousé Olga Skaff, il a envisagé de se présenter aux législatives prévues en 1976. Mais le déclenchement de la guerre civile, un an plus tôt, a repoussé son entrée en politique. Pendant cette période, il devait échapper à trois tentatives d’assassinat.
Élie Ferzli a été nommé député de la Békaa, lorsque le Parlement, dont le mandat était prorogé régulièrement en raison de la guerre, avait décidé de nommer 20 députés en application de l’accord de Taëf, qui avait prévu une Chambre de 128 députés et non plus de 108. Les députés nommés à l’époque étaient en majorité de la mouvance prosyrienne. Un an plus tard, aux élections de 1992, il a été élu député. Il a été aussi élu pour la première fois vice-président du Parlement. Il a été reconduit par ses pairs à ce poste en 1996 puis en 2000. Il était alors considéré comme l’une des personnalités politiques chrétiennes qui défendent le plus ardemment le régime de Damas. Il a d’ailleurs assumé le rôle de trait d’union entre plusieurs parties libanaises, dont Bkerké à un moment donné, et Damas. En avril 1997, il avait déclaré, lors d’un discours prononcé à l’occasion de la commémoration du drame de Cana : « Le Liban, divisé par ses clans et ses confessions, aura toujours besoin de la Syrie pour garantir son unité et se prémunir contre toutes les tentatives de déstabilisation que peut mener Israël à son encontre. »
En octobre 2004, le Premier ministre Omar Karamé, qui avait succédé à Rafic Hariri après la démission de ce dernier, l’a nommé ministre de l’Information. Il a laissé alors la vice-présidence du Parlement au profit de Michel Murr. Il n’a occupé ce ministère que quelques mois, jusqu’en février 2005, le gouvernement Karamé ayant été contraint de démissionner, deux semaines après l’assassinat de Rafic Hariri dans une voiture piégée dans le centre-ville de Beyrouth.
Lors des élections législatives ayant suivi le retrait des troupes syriennes du Liban en 2005, M. Ferzli n’avait pas réussi à se faire élire, tout comme un grand nombre de figures prosyriennes de la Békaa qui, comme lui, opèrent aujourd’hui un retour au Parlement. Il a été à nouveau défait en 2009.


Élu au siège grec-orthodoxe de la circonscription de la Békaa II (Rachaya-Békaa-Ouest) sur la liste du CPL, et proche du tandem chiite Amal-Hezbollah, Élie Ferzli a remplacé Farid Makari (courant du Futur) à la vice-présidence de la Chambre, avec 80 voix qu’il a obtenues hier à l’Assemblée.
Un des personnages-clés de la période de l’occupation syrienne, Élie Ferzli a...

commentaires (3)

AVEC LES RESULTATS DES LEGISLATIVES PASSEES A L,OMBRE ET SOUS L,INTIMIDATION DES ARMES ET LES NOMINATIONS QUI SUIVENT... ON PLACE LE PAYS DANS L,OEIL DU CYCLONE QUI VA SOUFFLER SUR LA REGION !

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

10 h 58, le 24 mai 2018

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Commentaires (3)

  • AVEC LES RESULTATS DES LEGISLATIVES PASSEES A L,OMBRE ET SOUS L,INTIMIDATION DES ARMES ET LES NOMINATIONS QUI SUIVENT... ON PLACE LE PAYS DANS L,OEIL DU CYCLONE QUI VA SOUFFLER SUR LA REGION !

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    10 h 58, le 24 mai 2018

  • De quoi dégobiller de bon matin.....

    Tabet Karim

    09 h 32, le 24 mai 2018

  • Ferzli, Mrad, Bassil, Sayyed... La nouvelle loi électorale a réussi à amener (ou ramener) à l'hémicycle des hommes dont la précédente, (un peu) plus démocratique avait montré que le peuple n'en voulait pas! Des symboles de la sinistre période d'occupation que le vent de la Révolution du Cèdre avait balayés Oui, vraiment, comme dit par ailleurs: un grand, un fantastique bond en arrière!

    Yves Prevost

    07 h 15, le 24 mai 2018