Les Européens proposent d’initier un dialogue avec les États-Unis en matière de coopération réglementaire et sur une réforme de l’OMC. Photo AFP
Les 28 chefs d’État et de gouvernement européens se sont mis d’accord la semaine passée lors d’un sommet à Sofia sur ce qu’ils sont prêts à mettre sur la table pour échapper aux taxes douanières de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium, annoncées en mars par Donald Trump et dont l’UE n’est provisoirement exemptée que jusqu’au 1er juin. Eux qui excluaient de négocier « avec un pistolet sur la tempe » se disent désormais prêts à discuter, en cas d’exemption définitive, d’un accord commercial « restreint » avec les États-Unis et à ouvrir leur marché au gaz naturel américain.
Contre-mesures
Cette proposition, élaborée après des semaines d’échanges entre Mme Malmström et son homologue américain Wilbur Ross, vise à mettre fin au risque croissant de guerre commerciale avec les États-Unis, d’autant plus grand que la Chine vient de son côté de s’entendre avec Washington pour suspendre l’augmentation de leurs droits de douane respectifs. « Nos arguments pour la négociation, c’est de donner aux États-Unis des incitations pour nous exempter » mais « on n’a pas de raison d’être optimistes », a résumé une source diplomatique.
Aucun ministre ne s’est risqué à anticiper la réaction de Donald Trump, à qui reviendra la décision finale sur une éventuelle exemption de l’UE, qui a déjà bénéficié de deux sursis temporaires. « Nous devons nous préparer à différents scénarios », en particulier celui où les taxes américaines seraient définitivement appliquées à l’UE, a affirmé Mme Malmström.
Source : AFP

