Les députés russes ont décidé jeudi de reporter le vote sur un texte censé punir les personnes ou entreprises permettant la mise en oeuvre des sanctions occidentales sur le territoire russe, qui avait provoqué une levée de boucliers des milieux économiques.
La Douma, chambre basse du Parlement russe, a voté pour reporter sa décision sur ce texte actuellement en deuxième lecture pour avoir le temps d'en discuter avec les responsables des milieux d'affaires et des experts.
Le texte, voté à l'unanimité en première lecture mardi, introduit une peine pouvant aller jusqu'à quatre ans de prison et 600.000 roubles d'amende (environ 8.200 euros) pour les individus et entreprises refusant des transactions "dans le but d'appliquer" les sanctions occidentales visant la Russie.
La loi punirait également d'une peine allant jusqu'à trois ans de prison les Russes "qui mènent des actes délibérés pouvant contribuer à l'application" des sanctions, comme par exemple fournir des informations sur des entités russes à des Etats étrangers ou à des organisations.
Certains médias russes ont critiqué cette loi comme donnant la possibilité de poursuivre en justice les journalistes d'investigation trop curieux, tandis que des hommes d'affaires ont tout simplement qualifié le texte d'"irréalisable".
Le ministère des Finances peut lui-même être affecté par cette loi à cause de l'imprécision des termes employés pour définir ce qui constituerait une violation, rapporte le journal russe Vedomosti.
L'Union russe des industriels et des entrepreneurs a dénoncé mercredi dans un communiqué cette initiative comme "absolument inacceptable" et en mesure d'"aggraver le climat des affaires" déjà morose en Russie.
"Nous considérons (...) que cela causera des dommages supplémentaires à l'économie russe et au travail des entreprises russes et étrangères", a également dénoncé l'influent président de la banque publique russe VTB, Andreï Kostine.
La loi avait déjà été amendée après avoir été jugée trop pénalisante, les députés russes voulant initialement bannir les médicaments américains, les importations d'alcool et de tabac ou encore interdire aux citoyens américains de travailler en Russie.
Le texte, voté à l'unanimité en première lecture mardi, introduit une peine pouvant aller jusqu'à quatre ans de prison et 600.000 roubles d'amende (environ 8.200 euros) pour les individus et entreprises refusant des transactions "dans le but d'appliquer" les sanctions occidentales visant la Russie.
La loi punirait également d'une peine allant...


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