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Législatives : le président de la Commission de supervision se veut rassurant


Le président de la Commission de la supervision des législatives a assuré lundi, lors d'une conférence de presse, que cette instance était efficace et indépendante et déterminée à assurer le bon déroulement des premières élections législatives au Liban depuis neuf ans, malgré la démission d'une de ses membres, Sylvana Lakkis.

"Il n'y a plus d'obstacles sérieux qui entravent le fonctionnement de la Commission", a déclaré le président de la Commission, le juge Nadim Abdel Malak en rappelant que le budget de l'organisme avait été approuvé, après que des membres de la Commission se sont plaints de l'absence de fonds nécessaires pour faire leur travail.  

Sylvana Lakkis, l’un des onze membres de la Commission indépendante de supervision des élections, avait démissionné de ses fonctions vendredi. Lors d’une conférence de presse, Mme Lakkis, qui représente la société civile au sein de la commission en sa qualité de présidente de l’Union des handicapés au Liban, a énuméré les motifs qui l’ont poussée à rendre le tablier, dénonçant principalement le dévoiement de la mission de la commission.

"Nous essayons toujours de surmonter certaines difficultés mentionnées par Mme Lakkis, mais cela ne nous forcera pas à démissionner", a affirmé M. Abdel Malak. Il a également indiqué qu'après avoir consulté le ministre de l'Intérieur, Nohad Machnouk, il a contacté Mme Lakkis et lui a demandé de reconsidérer sa démission, mais n'avait reçu aucune réponse.

Pour sa part, Mme Lakkis a assuré lundi qu'elle ne reviendrait pas sur sa démission. "Les raisons qui m'ont poussée à démissionner sont claires dans mon communiqué et tiennent toujours", a-t-elle dit, exprimant l'espoir que la commission "puisse surmonter les obstacles qui se tiennent sur sa route".  
M. Abdel Malak a en outre indiqué que la commission aura bientôt recours à des auditeurs afin d'évaluer la somme dépensée par les candidats pour leur campagne électorale  et voir s'il y avait des dépassements.

Le président a défendu le rôle de la Commission, en soulignant son indépendance. "Il n'y a pas de tutelle sur ce corps sauf la loi", a-t-il dit. La commission travaille en coordination avec le ministère de l'Intérieur, a-t-il ajouté, mais "le ministre de l'Intérieur (candidats aux législatives) n'a jamais assisté à à l'une de nos réunions et ne s'est jamais impliqué".   "Il n'y a rien dans la loi qui empêche les ministres de se présenter aux élections", a poursuivi M. Abdel Malak. 

"Si nous constatons qu'un média ne donne pas de temps d'antenne à un candidat ou limite sa couverture médiatique, nous le poursuivons", a assuré M. Abdel Malak.  "Nous surveillons ce qui se passe sur le terrain mais nous ne pouvons pas l'arrêter, a aussi dit le juge Abdel Malak. Nous pouvons uniquement émettre des avertissements et soumettre des plaintes au Conseil constitutionnel, nous n'avons pas le pouvoir d'engager des poursuites".




Le président de la Commission de la supervision des législatives a assuré lundi, lors d'une conférence de presse, que cette instance était efficace et indépendante et déterminée à assurer le bon déroulement des premières élections législatives au Liban depuis neuf ans, malgré la démission d'une de ses membres, Sylvana Lakkis.
"Il n'y a plus d'obstacles sérieux qui entravent le fonctionnement de la Commission", a déclaré le président de la Commission, le juge Nadim Abdel Malak en rappelant que le budget de l'organisme avait été approuvé, après que des membres de la Commission se sont plaints de l'absence de fonds nécessaires pour faire leur travail.  Sylvana Lakkis, l’un des onze membres de la Commission indépendante de supervision des élections, avait démissionné de ses fonctions vendredi. Lors...