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Milos Forman, le cinéaste insoumis

Disparitions

Le réalisateur américano-tchèque est décédé samedi à 86 ans.

OLJ
16/04/2018

Le cinéaste américano-tchèque Milos Forman est mort à l’âge de 86 ans. « Martina Forman m’a appris tôt ce matin que (son époux) Milos était décédé à l’hôpital Danbury, près de leur maison à Warren, dans le Connecticut », a indiqué samedi son agent et ami Ennis Aspland. Les médias tchèques ont cité l’épouse du cinéaste annonçant qu’il était parti « paisiblement, entouré de sa famille et de ses proches ».
Milos Forman avait reçu deux fois l’Oscar du meilleur réalisateur, en 1976 pour One Flew Over the Cuckoo’s Nest et en 1985 pour Amadeus. Naturalisé Américain en 1977, son œuvre immense et singulière s’est concentrée sur des personnages insoumis en butte avec toutes formes d’oppression.
Né le 18 février 1932 à Caslav, à quelque 100 km de Prague, il devient orphelin après la déportation et la mort de ses parents, résistants tchèques contre l’occupant nazi, dans les camps de concentration de Buchenwald et Auschwitz. Après avoir fréquenté un internat pour l’élite de la jeunesse communiste à Podebrady près de Prague, où il rencontre Vaclav Havel – futur dramaturge, dissident et président –, il poursuit ses études à la prestigieuse École du cinéma de Prague. Avec ses nombreux contemporains comme Jiri Menzel, Ivan Passer et Vera Chytilova, il profite d’un dégel relatif dans les années 1960 pour rompre avec le conformisme des productions communistes. Avec Le Concours (1963), L’As de pique (1964), Les Amours d’une blonde (1965) et Au feu, les pompiers !  (1967), il contribue largement à la naissance de la Nouvelle Vague tchécoslovaque, caractérisée par la franchise de l’expression souvent obtenue grâce au choix d’acteurs non professionnels. Au feu, les pompiers !  suscite le courroux des autorités communistes. Après avoir risqué la prison, Milos Forman est tiré d’affaire par les cinéastes français François Truffaut et Claude Berri qui rachètent les droits du film.
Peu de temps avant l’occupation de la Tchécoslovaquie par les forces du pacte de Varsovie, en 1968, qui met fin à la période libérale du Printemps de Prague, Milos Forman opte pour l’exil, d’abord en France puis aux États-Unis. New-Yorkais d’adoption, il obtient la consécration internationale grâce à une kyrielle de films au succès flamboyant, dont la version cinématographique de la célèbre comédie musicale Hair (1979) et Ragtime (1981). Peu avant la chute du communisme, il retourne dans son pays natal pour tourner dans le décor naturel de Prague son chef-d’œuvre Amadeus, récompensé de huit Oscars dont celui du meilleur film.

Source : AFP

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