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Le nouveau président arménien, aux pouvoirs amoindris, prête serment

Le nouveau président arménien Armen Sarkissian, aux fonctions devenues largement protocolaires depuis une révision constitutionnelle dénoncée par l'opposition, a prêté serment lundi devant le Parlement de ce petit pays du Caucase.

Ancien ambassadeur arménien en Grande-Bretagne, Armen Sarkissian, 64 ans, a été élu président par les députés début mars. Il a prêté serment lundi lors d'une session extraordinaire, sa main droite posée sur une copie un exemplaire du Nouveau Testament datant du 7e siècle et sur la Constitution arménienne.
Le nouveau président a ensuite reçu la bénédiction du patriarche de l'Eglise arménienne, Garéguine II.
"Nous devons combattre en permanence la corruption et l'injustice sociale. Nous allons y parvenir si nous nous rassemblons derrière cet objectif et travaillons ensemble au lieu de tracer des lignes de fracture", a-t-il déclaré devant les députés.

L'arrivée d'Armen Sarkissian au poste de président est la première depuis l'abandon en 2015 du recours au suffrage universel direct pour désigner le président et la transformation de l'Arménie en république parlementaire, où le pouvoir exécutif réel est désormais entre les mains du Premier ministre.

La candidature d'Armen Sarkissian, un ancien professeur de physique à l'université de Cambridge qui a également brièvement été Premier ministre, entre 1996 et 1997, avait été proposée par le parti au pouvoir, le Parti républicain.

Les opposants au président sortant, Serge Sarkissian, qui a le même nom de famille que son successeur sans pour autant avoir de liens de parenté avec lui, dénoncent la révision constitutionnelle de 2015 et affirment qu'elle n'a été conçue que pour maintenir son influence sur la vie politique.
L'opposition estime que le but de Serge Sarkissian sera désormais d'occuper le poste de Premier ministre, aux prérogatives renforcées par cette réforme constitutionnelle.
Serge Sarkissian n'a pas publiquement confirmé vouloir diriger le gouvernement, mais il avait promis dans un entretien avec l'AFP l'année dernière de "rester actif" après la fin de son mandat à la tête de l'Etat.
"Je n'aspire pas à la position de Premier ministre. Mais si je décide au final de poser ma candidature, je prendrai plus de temps pour partager mon expérience avec les jeunes dirigeants", a-t-il affirmé à des journalistes en mars.

Le porte-parole du parti au pouvoir, Edouard Charmazanov, a affirmé à l'AFP que "le parti n'a tout simplement pas de dirigeant plus compétent et expérimenté que Serge Sarkissian pour le poste de Premier ministre".
La date butoir pour la présentation des candidatures au poste de Premier ministre est lundi prochain.
Ancien officier de l'armée, Serge Sarkissian, 63 ans, occupait le poste de président depuis 2008 après avoir été Premier ministre en 2007-2008. Sa première victoire à la présidentielle avait été émaillée d'affrontements entre manifestants et policiers qui avaient fait 10 morts. Il a remporté un deuxième mandat en 2013.

Le nouveau président arménien Armen Sarkissian, aux fonctions devenues largement protocolaires depuis une révision constitutionnelle dénoncée par l'opposition, a prêté serment lundi devant le Parlement de ce petit pays du Caucase. Ancien ambassadeur arménien en Grande-Bretagne, Armen Sarkissian, 64 ans, a été élu président par les députés début mars. Il a prêté serment lundi lors d'une session extraordinaire, sa main droite posée sur une copie un exemplaire du Nouveau Testament datant du 7e siècle et sur la Constitution arménienne. Le nouveau président a ensuite reçu la bénédiction du patriarche de l'Eglise arménienne, Garéguine II. "Nous devons combattre en permanence la corruption et l'injustice sociale. Nous allons y parvenir si nous nous rassemblons derrière cet objectif et travaillons ensemble...