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Athènes appelle à "accélérer les procédures judiciaires" visant des soldats grecs détenus en Turquie

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé mardi Ankara à "accélérer les procédures judiciaires" pour le retour des deux soldats grecs détenus en Turquie après leur entrée, par erreur selon Athènes, sur le territoire turc et à arrêter "l'escalade rhétorique".

"Nous appelons nos voisins à mettre fin à l'escalade rhétorique (...), quand on a des problèmes à l'intérieur, le pire est de s'en prendre à ses voisins", a indiqué Alexis Tsipras à l'occasion d'un conseil des ministres. Selon lui, la pression turque sur la Grèce, membre de l'Union européenne (UE), vient surtout des problèmes auxquels Ankara fait face actuellement dans le conflit en Syrie ou dans ses relations difficiles avec l'Occident. 

La détention depuis un mois dans une prison turque de deux soldats grecs qui, selon Athènes, sont entrés par erreur sur le territoire turc en patrouillant à la frontière gréco-turque à la faveur de mauvaises conditions météo, a aggravé les relations entre les deux voisins.

Selon des médias turcs, les deux soldats seraient accusés "d'entrée illégale dans une zone interdite" ainsi que "d'espionnage".

Leur détention est "injuste", a dit M. Tsipras, rappelant que dans le passé il y a eu des incidents semblables à la frontière qui se sont résolus à l'amiable.

La semaine dernière, l'UE avait condamné "les actions illégales" de la Turquie en mer Égée et en Méditerranée orientale pour témoigner leur solidarité avec la Grèce et Chypre.

M. Tsipras a appelé la Turquie à "faire preuve de bonne volonté et à accélérer les procédures judiciaires" pour autoriser le retour des soldats en Grèce.

Réagissant aux demandes constantes du président turc Recep Tayyip Erdogan qui souhaite l'extradition de huit militaires turcs ayant fui en Grèce après le coup d'Etat manqué en juillet 2016, Athènes a de nouveau refusé dimanche de lier cette affaire avec celle des soldats grecs.
M. Erdogan "a choisi de poursuivre sur la voie dangereuse des attaques provocatrices en comparant deux affaires absolument différentes", a martelé dimanche le gouvernement dans un communiqué. 

Soulignant que la justice grecque a rejeté la demande d'extradition des militaires turcs, M. Tsipras a souligné que son pays était "un Etat de droit". "Le Premier ministre grec respecte la justice (...), ce n'est pas un sultan qui peut influencer ses décisions", relève le communiqué.  

Lundi, le ministère turc des Affaires étrangères a accusé Athènes de faire des déclarations "incompatibles avec la gravité de la situation".

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a appelé mardi Ankara à "accélérer les procédures judiciaires" pour le retour des deux soldats grecs détenus en Turquie après leur entrée, par erreur selon Athènes, sur le territoire turc et à arrêter "l'escalade rhétorique".
"Nous appelons nos voisins à mettre fin à l'escalade rhétorique (...), quand on a des problèmes à l'intérieur, le pire est de s'en prendre à ses voisins", a indiqué Alexis Tsipras à l'occasion d'un conseil des ministres.
Selon lui, la pression turque sur la Grèce, membre de l'Union européenne (UE), vient surtout des problèmes auxquels Ankara fait face actuellement dans le conflit en Syrie ou dans ses relations difficiles avec l'Occident. La détention depuis un mois dans une prison turque de deux soldats grecs qui, selon Athènes, sont entrés...