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Dernières Infos - Liban

Amnistie : nouveau sit-in de proches de détenus islamistes à Tripoli

Photo Ani

Des dizaines de proches des détenus islamistes, qui observent depuis près de trois semaines dans les prisons une grève de la faim pour réclamer une amnistie générale, ont effectué un sit-in vendredi devant la mosquée al-Takwa de Tripoli, au Liban-nord.

"L'avant-projet de loi inclura dans l'amnistie les dealers de drogue et des personnes ayant collaboré avec Israël, et un nombre infime de détenus islamistes", a affirmé le cheikh Salem el-Rafeï, au nom du Conseil des ulémas musulmans. "Nous n'allons pas accepter cette amnistie qui ne satisfait qu'une minorité de sunnites", a prévenu le cheikh Rafeï. "Soit une amnistie générale, soit pas d'amnistie", a-t-il martelé devant les manifestants.

Mardi, le cheikh salafiste libanais Ahmad el-Assir, condamné à mort pour son implication dans des affrontements avec l'armée libanaise à Abra, dans la banlieue de la ville de Saïda (Liban-Sud), en 2013, avait annoncé se joindre au mouvement de grève de la faim.

Le mouvement de protestation avait commencé après une déclaration, le 28 février, du président de la République Michel Aoun qui avait assuré qu’il "ne signera aucune loi qui amnistierait les détenus condamnés – ou qui seront condamnés – pour avoir tué des soldats libanais".

Manifestant de manière régulière, ces familles, à l'instar des mouvements islamistes et salafistes du pays, réclament l'adoption d'une loi d'amnistie générale ne souffrant aucune exception, en référence aux dérogations prévues par le projet de loi pour les crimes de terrorisme et ceux qui ont occasionné des victimes civiles et militaires.

Selon des informations concordantes, un avant-projet de loi d’amnistie, en gestation depuis plusieurs mois, serait quasiment prêt. Le texte proposé prévoirait toutefois d’exclure tous les islamistes accusés d’avoir combattu l’armée. Une dérogation requise par le chef de l’État, et largement critiquée dans les milieux islamistes qui mènent depuis plusieurs mois campagne auprès des responsables politiques.

Une course contre la montre est désormais engagée pour l'adoption de cette loi, alors que la volonté de certaines des principales composantes politiques de faire voter ce texte avant les législatives de mai prochain se heurte aux difficultés techniques et politiques posées par cette loi.

Des dizaines de proches des détenus islamistes, qui observent depuis près de trois semaines dans les prisons une grève de la faim pour réclamer une amnistie générale, ont effectué un sit-in vendredi devant la mosquée al-Takwa de Tripoli, au Liban-nord."L'avant-projet de loi inclura dans l'amnistie les dealers de drogue et des personnes ayant collaboré avec Israël, et un nombre infime de détenus islamistes", a affirmé le cheikh Salem el-Rafeï, au nom du Conseil des ulémas musulmans. "Nous n'allons pas accepter cette amnistie qui ne satisfait qu'une minorité de sunnites", a prévenu le cheikh Rafeï. "Soit une amnistie générale, soit pas d'amnistie", a-t-il martelé devant les manifestants.Mardi, le cheikh salafiste libanais Ahmad el-Assir, condamné à mort pour son implication dans des affrontements avec l'armée...