Le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé, a estimé mercredi que parler de "faillite" du Liban, un mot notamment utilisé par le patriarche maronite Mgr Bechara Raï la semaine dernière, constituait une "surenchère politique".
"Les propos autour de la faillite du Liban constituent des surenchères politiques", a déclaré M. Salamé dans un entretien à la chaîne locale LBCI, soulignant que "la livre libanaise et le Liban se portent bien".
Vendredi, à l'issue d'un entretien avec le chef de l’État, Michel Aoun, le patriarche avait tiré la sonnette d'alarme sur la situation du secteur de l'éducation, évoquant une "catastrophe sociale",et affirmant que le président de la République lui avait dit que le pays était en faillite.
Selon une source proche de Bkerké interrogée par L'Orient-Le Jour, le mot "faillite" utilisé par le prélat a bien été prononcé au cours des discussions sur la question des écoles. Mgr Raï ayant demandé au président Aoun une contribution du gouvernement pour mettre fin à la crise, ce dernier lui aurait répondu que l’État "est en faillite et qu’il n’en a pas les moyens".

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