Plusieurs candidats ont encore annoncé leur retrait de la course électorale hier. Dans la circonscription de Beyrouth I, le candidat au siège des minorités, Toufic Hindi, a publié hier un communiqué dans lequel il a annoncé son retrait, constatant l’impossibilité de « former une liste homogène sur le plan politique, à même de plaider à la fois pour la réforme et la souveraineté ». M. Hindi a notamment critiqué la loi électorale, « qui renforce la capacité du Hezbollah à contrôler les institutions de l’État ».
Le candidat à l’un des sièges maronites de Kesrouan-Jbeil, Naufal Daou, a également annoncé son retrait de la course électorale, vu l’absence d’une liste au sein de laquelle il puisse tenir un discours à la fois souverainiste, relatif au danger constitué par les armes du Hezbollah, et réformateur, a-t-il indiqué à L’Orient-Le Jour.
La journaliste Raghida Dergham, candidate au siège druze de Beyrouth II sur l’une des listes opposées à celle du courant du Futur, a elle aussi jeté l’éponge à l’issue d’un entretien avec le Premier ministre Saad Hariri à la Maison du centre. D’autres candidats se sont également désistés à l’issue d’entretiens hier avec M. Hariri, exprimant leur soutien aux listes du courant du Futur. Il s’agit de : Khaled Abboud (sunnite, Akkar), Abdel Razzak Kilani (sunnite, Akkar), Nasr Diab (sunnite, Akkar), Ahmad el-Hosni (sunnite, Akkar).
Parmi les candidats qui ont également annoncé hier le retrait de leur candidature : le ministre de la Défense Yaacoub Sarraf (grec-orthodoxe, Akkar), à la demande du Courant patriotique libre ; l’avocat Nasri Nasri Lahoud (maronite, Metn), à l’issue d’un entretien avec le chef du CPL, Gebran Bassil ; Ghayath Boustany (maronite, Chouf-Aley), en faveur du CPL ; David Issa (grec-catholique, Beyrouth I) et Patrick Fakhri (maronite, Baalbeck-Hermel).
Liban - Candidatures
Nouveaux retraits de la course électorale
OLJ / le 24 mars 2018 à 00h00

