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Économie - Commerce

Le G20 Finances craint que les tensions plombent la croissance

Les ministres des Finances du G20 redoutent que les « tensions économiques » ne plombent la croissance mondiale, à un moment où planent les risques de guerre commerciale. Photo Reuters

À défaut de condamner les taxes de Donald Trump ou les surcapacités d’acier chinoises, les ministres des Finances du G20 ont redouté hier que les « tensions économiques » ne plombent la croissance mondiale, à un moment où planent les risques de guerre commerciale. « Nous avons parlé des principaux risques pour les perspectives (de croissance), parmi eux les vulnérabilités qui pourraient être le fruit de resserrement plus rapide que prévu des conditions financières et de tensions économiques et géopolitiques », ont affirmé les ministres du G20 dans leur communiqué final après leur réunion de deux jours à Buenos Aires. Le texte, approuvé à trois jours de l’entrée en vigueur des taxes américaines de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium, intervient à un moment où les deux grandes puissances économiques mondiales se livrent à un bras de fer sur l’acier, dont les Européens et d’autres alliés des États-Unis pourraient être les victimes collatérales. Les Européens demandent aux États-Unis de les exempter des taxes douanières, rappelant qu’ils sont des alliés de Washington et qu’ils ne sont pas la source du problème, contrairement à la Chine. Au milieu de ces tensions, le G20 Finances a rappelé que la solution passe par le multilatéralisme.

Tensions fiscales
Autre sujet de tension entre les États-Unis et l’Europe : la taxation des géants du numérique, ou GAFA. Cet acronyme désigne les quatre mastodontes américains du secteur (Google, Amazon, Facebook, Apple), dont les pratiques d’optimisation fiscale sont régulièrement pointées du doigt. Le commissaire Pierre Moscovici a fait un rapide aller-retour à Buenos Aires pour rassurer principalement les États-Unis lors d’une intervention hier devant le G20 Finances, juste avant de prendre l’avion et de rentrer à Bruxelles pour présenter aujourd’hui sa proposition de taxation des géants du numérique. Dans leur communiqué, les ministres se sont engagés à « travailler ensemble pour chercher une solution consensuelle d’ici à 2020 » sur la taxation des géants du numérique. « Il s’agit d’un message positif. Il n’y a pas eu de choc lors de la réunion », a expliqué à l’AFP Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d’administration fiscale de l’OCDE, lors de la présentation du rapport. M. Mnuchin avait pourtant prévenu vendredi que « les États-Unis s’opposeraient fermement aux propositions de quelque pays que ce soit de cibler les compagnies numériques ».
Enfin, les ministres se sont aussi penchés sur le bitcoin et les autres monnaies virtuelles, à la demande de la France et des États-Unis. Ils ont ainsi refusé de les considérer comme des monnaies souveraines et ont appelé à éviter qu’elles ne soient utilisées pour le blanchiment ou le financement du terrorisme.
Source : AFP

À défaut de condamner les taxes de Donald Trump ou les surcapacités d’acier chinoises, les ministres des Finances du G20 ont redouté hier que les « tensions économiques » ne plombent la croissance mondiale, à un moment où planent les risques de guerre commerciale. « Nous avons parlé des principaux risques pour les perspectives (de croissance), parmi eux les vulnérabilités qui pourraient être le fruit de resserrement plus rapide que prévu des conditions financières et de tensions économiques et géopolitiques », ont affirmé les ministres du G20 dans leur communiqué final après leur réunion de deux jours à Buenos Aires. Le texte, approuvé à trois jours de l’entrée en vigueur des taxes américaines de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium,...
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