Le député et ancien chef de gouvernement Tammam Salam a critiqué hier la nouvelle loi électorale qu’il a qualifiée d’« incommode ». « La nouvelle, loi qui est fondée sur la proportionnelle et le vote préférentiel unique, n’est pas commode. Beaucoup de citoyens n’ont pas encore saisi cette loi et ne savent pas ce qu’ils doivent faire », a affirmé M. Salam qui s’exprimait à l’issue d’une rencontre avec le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane. Pour l’ancien Premier ministre, la complexité du code électoral ne devrait toutefois pas empêcher les citoyens de se diriger vers les urnes. « Nous invitons tous les électeurs à ne pas rater le rendez-vous du 6 mai, à Beyrouth surtout, une ville qui n’a pas cessé de porter un lourd fardeau », a-t-il précisé. Il a appelé les électeurs de la capitale à participer largement au scrutin et déploré le fait que la loi en vigueur ait conduit à diviser Beyrouth en deux circonscriptions.
À la question de savoir si la multitude des listes à Beyrouth ne reflète pas de profondes divisions, M. Salam a encore blâmé la loi. « À la lumière du coefficient électoral et de la proportionnelle, nombreux sont ceux qui sont tentés de prendre part à ces élections », a-t-il dit.
M. Salam a réitéré son appel à l’unité des rangs, soulignant qu’à cause des divisions, il a personnellement préféré ne pas former une liste à lui seul et s’engager dans la compétition en tant qu’ « indépendant ». M. Salam est candidat à l’un des sièges sunnites de Beyrouth II sur la liste du courant du Futur.
Pour le ministre de l’Intérieur Nouhad Machnouk en revanche, la loi électorale « n’est pas compliquée pour l’électeur ». M. Machnouk, qui s’exprimait depuis Dohet Aramoun où il rendait visite à la famille Zahrane, a estimé que le principe « du vote préférentiel est déterminant ».
Liban
Salam : La nouvelle loi électorale n’est pas commode
OLJ / le 20 mars 2018 à 00h00

