Moyen Orient et Monde

Les civils quittent en masse Afrine assiégée par les forces turques

Des femmes et des enfants fuyant les combats, au nord-est de Afrine. Khalil Ashawi/Reuters

La Turquie a affirmé, hier, que la ville syrienne de Afrine serait « très bientôt nettoyée » des combattants kurdes qui la contrôlent. « L’étau s’est bien resserré autour des terroristes. Nous prévoyons que très bientôt, si Dieu le veut dans les prochains jours, le centre de Afrine sera entièrement nettoyé des terroristes », a déclaré Ibrahim Kalin, porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan, au cours d’un entretien sur la chaîne publique turque TRT.
L’armée turque et ses supplétifs syriens mènent depuis le 20 janvier une offensive militaire contre Afrine, une région du nord-ouest de la Syrie contrôlée par les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde considérée comme terroriste par la Turquie, mais alliée des États-Unis dans la lutte contre le groupe État islamique. Ces derniers jours, l’étau s’est resserré sur la ville de Afrine, bastion des YPG, et les forces de l’offensive turque ont déjà repris plus de 70 % de l’enclave kurde. Le spectre d’un siège ou d’un assaut sur cette cité de quelque 350 000 habitants fait craindre un nouveau drame humanitaire en Syrie.
Hier, l’Observatoire syrien des droits de l’homme a rapporté que plus de 30 000 civils ont fui, au cours des dernières 24 heures, les bombardements turcs sur la ville. Les civils ont notamment trouvé refuge dans les localités de Nobol et Zahra, sous contrôle du régime syrien. Les habitants restés dans la ville ont, eux, fait la queue devant les boulangeries ou ont acheté de l’eau à des camions-citernes. La ville souffre d’une pénurie d’eau depuis que les forces turques se sont emparées du barrage de la région ces dernières semaines. Cette offensive a tendu les rapports entre Ankara et Washington, d’autant plus que M. Erdogan a plusieurs fois affirmé qu’après Afrine, son armée marcherait sur Manbij, une ville syrienne où des militaires américains sont déployés. Enfin, sur le plan diplomatique, les présidents russe, iranien et turc se réuniront à Istanbul, le 4 avril, pour un sommet consacré à la Syrie, a indiqué hier le ministère turc des Affaires étrangères. Les ministres des Affaires étrangères turc, iranien et russe se retrouveront quant à eux aujourd’hui à Astana, au Kazakhstan, pour des discussions portant sur la recherche d’une résolution au conflit syrien, entré hier dans sa huitième année.


La Turquie a affirmé, hier, que la ville syrienne de Afrine serait « très bientôt nettoyée » des combattants kurdes qui la contrôlent. « L’étau s’est bien resserré autour des terroristes. Nous prévoyons que très bientôt, si Dieu le veut dans les prochains jours, le centre de Afrine sera entièrement nettoyé des terroristes », a déclaré Ibrahim Kalin,...

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