– Saad Hariri, Premier ministre, dans un communiqué : « Ce n’est peut-être pas une coïncidence qu’aujourd’hui, en ce 13e anniversaire du 14 mars 2005, je me rende à Rome à la tête d’une délégation libanaise pour assister à une conférence internationale pour le soutien à l’armée libanaise et aux forces de sécurité, protectrices de la souveraineté et de la stabilité du Liban. Consolider l’État, la souveraineté et la liberté du Liban ont été les revendications ayant réuni plus d’un million de citoyens libanais, qui avaient envahi les places en ce jour historique, il y a treize ans. Aujourd’hui, nous continuons la lutte pour réaliser ces demandes dans tous les efforts gouvernementaux, politiques et électoraux. Le 14 mars a commencé avec le martyre du Premier ministre Rafic Hariri, et il est devenu un tournant qui ne peut être effacé du cœur des Libanais qui aspirent à l’établissement de l’État de la justice et de la stabilité. Cette date restera un jalon dans l’histoire du Liban, un symbole de liberté, de souveraineté et de rejet de l’hégémonie et de la tutelle. Nous exprimons aujourd’hui notre respect et notre gratitude au grand nombre de Libanais qui se sont rendus au cœur de Beyrouth pour écrire l’une des pages les plus pures de l’histoire du Liban. Les martyrs du 14 mars ont écrit avec leur sang l’épopée de la défense de la dignité, de la liberté et de la décision indépendante du Liban, pour confirmer que la symbolique de ce jour transcende les intérêts des partis et des communautés. »
– Marwan Hamadé, ministre de l’Éducation, dans un communiqué : « Il y a 13 ans, le 14 mars 2005, un rêve certain a mûri, réveillant une conscience collective, souverainiste, indépendantiste. Ce rêve a été arrosé par le sang du martyre de la patrie et des martyrs-vivants, qui se sont sacrifiés pour la liberté et la souveraineté. Ce rêve a été rendu possible par des plumes libres et des prises de position courageuses. Il a été porté par des milliers de gorges hurlant pour la liberté et la révolution, dans une forme exceptionnelle de révolte revêtue d’un éclat magnifique, pur, brillant, fondateur pour le Liban de la fierté et de la dignité, qui rejette l’humiliation et la lâcheté. Certains ont-ils oublié ou occultent-ils sciemment ce torrent qui a réalisé le changement ? En ce 14 mars 2018, toute la nostalgie et la certitude, mêlées aux prétextes de ceux qui ont oublié, occulté ou dépassé, et toutes nos excuses auprès de ceux qui se sont battus, qui ont cru et qui continuent à le faire… »
– Farès Souhaid, ancien coordinateur général du 14 Mars, sur son compte Twitter : « Une génération entière n’oubliera pas sa participation à cette journée du 14 mars 2005. Chaque individu a porté son drapeau et a marché sans directive de qui que ce soit. Sa décision était purement libanaise. Je salue Rafic Hariri et tous les martyrs de l’intifada de l’indépendance. Plus les souvenirs me reviennent, et plus je pense à Samir Frangié, Samir Kassir, Élias Atallah, Gebran Tuéni, Pierre Gemayel, Samir Abdel Malak et d’autres. Je salue aussi Walid et Nora Joumblatt. Nous n’oublierons jamais le dîner de Moukhtara dans la nuit du 14 au 15 mars 2005. »
Liban
Ils ont dit... en souvenir du 14 Mars
OLJ / le 15 mars 2018 à 00h00

