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Moyen Orient et Monde

Haro sur la Russie à l’ONU

Une énième réunion sur la Syrie à l’ONU s’est transformée hier en chambre d’accusation contre la Russie, accusée par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni d’être responsable de l’absence de cessez-le-feu dans la Ghouta orientale. Arrêtez avec les « reproches sans fin contre la Russie ! », a lancé froidement l’ambassadeur russe Vassily Nebenzia, après les interventions de ses homologues américain, français et britannique. Dans leurs discours, les États-Unis ont cité « 22 fois » la Russie, la France « 16 fois », le Royaume-Uni « 12 fois », a-t-il ironisé.
Pour la France, « la Russie peut faire arrêter le bain de sang », a déclaré l’ambassadeur français François Delattre. « Nous savons que la Russie, compte tenu de son influence sur le régime, de sa participation aux opérations, a la capacité de convaincre le régime par toutes les pressions nécessaires d’arrêter cette offensive terrestre et aérienne » contre la Ghouta orientale, a ajouté le diplomate français. La Russie a mené « au moins 20 missions de bombardements quotidiens à Damas et dans la Ghouta orientale pendant les quatre premiers jours » ayant suivi l’adoption de la résolution de trêve, a renchéri l’ambassadrice américaine Nikki Haley. Face à la non-application du cessez-le-feu et au vu des comportements de la Russie et du régime syrien, « l’heure est venue d’agir », a-t-elle souligné, en annonçant un nouveau projet de résolution sur une trêve immédiate en Syrie. Le texte est « simple, contraignant » et « ne permet aucun contournement », a-t-elle ajouté. L’ambassadrice américaine n’a pas dit quand il serait mis au vote du Conseil de sécurité.
 « Est-ce que la Russie est devenue l’outil de Bachar el-Assad et, au pire, de l’Iran ? » a insisté la diplomate américaine. Elle a en outre prévenu pour sa part que si le Conseil n’agissait pas, Washington était « prêt à agir si nous le devons ». Les positions occidentales traduisent une « ligne politique » qui « n’est pas motivée par des considérations humanitaires », a rétorqué Vassily Nebenzia, en laissant entendre que les accusateurs cherchent surtout à défendre des opposants à Damas.
Sans citer la Russie, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé « tous les États » à faire appliquer la trêve et permettre que de l’aide internationale parvienne aux civils. Il est devenu « urgent de permettre des évacuations humanitaires », a-t-il réclamé.
La France veut, a-t-il ajouté, « des mesures concrètes », à commencer par « le départ des combattants terroristes de la Ghouta » avec l’ « aide active de l’ONU ». « Au-delà, il nous faut un dispositif robuste pour suivre heure par heure la cessation des hostilités, l’évacuation des blessés, l’acheminement de l’aide humanitaire », a-t-il ajouté.
L’ambassadeur russe a assuré que Moscou faisait « des efforts concrets » pour cette aide humanitaire. Il a précisé que des militaires russes avaient participé à la sécurisation de récents convois humanitaires de l’ONU dans la Ghouta orientale, une information confirmée de sources diplomatiques occidentales.


Une énième réunion sur la Syrie à l’ONU s’est transformée hier en chambre d’accusation contre la Russie, accusée par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni d’être responsable de l’absence de cessez-le-feu dans la Ghouta orientale. Arrêtez avec les « reproches sans fin contre la Russie ! », a lancé froidement l’ambassadeur russe Vassily Nebenzia, après...

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