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Économie - Finance

Confiante dans l’économie, la BCE s’inquiète du protectionnisme

La Banque centrale européenne a renoncé hier à son engagement à augmenter si nécessaire le montant mensuel de ses rachats d’actifs, effectuant ainsi un petit pas vers l’arrêt de cette mesure non conventionnelle. Daniel Roland /AFP

La Banque centrale européenne a prudemment amorcé hier le retrait de son vaste soutien à l’économie, se montrant optimiste sur la conjoncture, mais a fustigé à mots durs les menaces protectionnistes agitées par Washington. L’institution de Francfort va certes poursuivre, au moins jusqu’en septembre, ses rachats de dette publique et privée à un rythme de 30 milliards d’euros mensuels (soit 37 milliards de dollars), mais elle ne prévoit plus « d’accroître le volume » de ce programme en cas de choc économique, a-t-elle expliqué.
Cette annonce, qui était attendue plus tard par la majorité des observateurs, marque un premier pas vers l’abandon de « l’assouplissement quantitatif » (ou « QE »), soit l’achat de près de 2 400 milliards d’euros (soit 3 000 milliards de dollars) de dettes depuis mars 2015 pour stimuler la croissance et les prix en zone euro. La BCE a cependant maintenu comme prévu son principal taux de refinancement à zéro, pour favoriser la distribution du crédit dans l’économie, tandis que les banques vont continuer à payer auprès de la BCE un intérêt négatif de 0,40 % pour les liquidités dont elles n’ont pas l’utilité immédiate.

Mesures « dangereuses »
Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi a brossé un tableau nuancé de la situation économique, fait de croissance robuste, d’inflation languissante et de « risques » liés au marché des changes, à la fébrilité des investisseurs et au « protectionnisme croissant ». « Il y a une certaine inquiétude ou préoccupation sur l’état des relations internationales, parce que si vous adoptez des taxes contre (...) vos alliés, on peut se demander qui sont les ennemis », a lancé M. Draghi, critiquant clairement les sanctions commerciales envisagées par les États-Unis. En cas de mesures unilatérales « dangereuses », il a évoqué le risque de « représailles » entre partenaires, susceptibles d’affecter « la confiance » et de se répercuter négativement sur la croissance et l’inflation, alors que les prix ont déjà tendance à augmenter trop lentement.
Dans ses prévisions faites avant que les menaces de M. Trump ne ravivent le spectre de guerre commerciale, la BCE a rehaussé la croissance pour 2018, à +2,4 % contre +2,3 % auparavant.
Source : AFP

La Banque centrale européenne a prudemment amorcé hier le retrait de son vaste soutien à l’économie, se montrant optimiste sur la conjoncture, mais a fustigé à mots durs les menaces protectionnistes agitées par Washington. L’institution de Francfort va certes poursuivre, au moins jusqu’en septembre, ses rachats de dette publique et privée à un rythme de 30 milliards d’euros mensuels (soit 37 milliards de dollars), mais elle ne prévoit plus « d’accroître le volume » de ce programme en cas de choc économique, a-t-elle expliqué.Cette annonce, qui était attendue plus tard par la majorité des observateurs, marque un premier pas vers l’abandon de « l’assouplissement quantitatif » (ou « QE »), soit l’achat de près de 2 400 milliards d’euros (soit 3 000 milliards de...
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