La maire de Paris Anne Hidalgo a annoncé jeudi avoir signé un nouvel arrêté qui ferme à la circulation automobile les bords de Seine sur la rive droite du fleuve dans le centre de la capitale, après l'annulation par un tribunal fin février de cette mesure controversée.
"J'ai pris un nouvel arrêté en tenant compte de ce qu'a dit le tribunal", a affirmé la maire socialiste (opposition) sur la radio France Inter, en évoquant l'annulation le 21 février par le tribunal administratif de Paris de cette piétonnisation très polémique depuis des mois.
Le tribunal "nous disait qu'il aurait fallu viser un autre texte que celui que nous avions visé, notamment des textes en rapport avec l'attractivité touristique, la qualité de vie des habitants", a expliqué Mme Hidalgo, en précisant que ce nouvel arrêté "a été pris en concertation avec l'Etat et le préfet de police, pour pouvoir maintenir les berges piétonnes".
La maire de Paris, qui a fait appel de la décision du tribunal administratif, non suspensif et qui prendra des mois à être jugé, n'a par ailleurs pas nié que les berges puissent un jour revenir à la circulation automobile. "Oui, c'est vrai, il faut le dire assez clairement", a-t-elle dit. Néanmoins, "à ce stade", elles ne seront pas rouvertes, "on verra quelles sont les décisions ultérieures du tribunal", a indiqué Mme Hidalgo.
Le tribunal administratif de Paris, arguant d'"inexactitudes" dans une étude d'impact et de références inadéquates à certains articles de codes, a annulé le 21 février la mesure phare de la maire pour lutter contre la pollution de l'air. Cette mesure a été votée et a fait l'objet d'un arrêté municipal fin 2016.
Mme Hidalgo a par ailleurs salué un sondage Ipsos, réalisé à la demande de sa mairie, indiquant que 66% des Parisiens approuvaient sa politique de réduction de la voiture et que 55% étaient favorables à la piétonnisation. "Ca va dans le sens de l'histoire", a-t-elle commenté.


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