Le secteur financier parallèle, dit « shadow banking », a continué de croître pour peser quelque 45 200 milliards de dollars fin 2016, soit une hausse de 7,6 % sur un an, selon un rapport publié hier par le Conseil de stabilité financière (FSB). Cette croissance a été portée principalement par les véhicules d’investissement collectifs tels que les fonds à revenu fixe, les fonds mixtes, les fonds monétaires ou encore les fonds alternatifs, a précisé le FSB. Depuis 2011, cet organisme, mandaté par le G20 pour mener à bien une réforme du système financier après l’onde de choc déclenchée par la faillite de la banque américaine Lehman Brothers, se livre chaque année à un exercice de suivi des circuits de financement non bancaire afin de suivre l’évolution de ce pan de la finance. « La finance de marché fournit des alternatives de plus en plus cruciales par rapport au crédit bancaire pour le financement de l’économie », a déclaré Mark Carney, le président du FSB, et gouverneur de la Banque d’Angleterre, cité dans le communiqué. M. Carney a souligné que cet exercice de suivi permet de cerner les éventuels risques et de mieux évaluer les réponses à apporter.
Économie - Finance
Le « shadow banking » pesait 45 200 milliards de dollars fin, selon le FSB
OLJ / le 06 mars 2018 à 00h00

