Il y a 9 ans, ton fils nous a quittés. Rien ne pouvait l’expliquer : Marwan, source de lumière avec son sourire qui nous ensoleillait, qui n’était que générosité, est parti si brutalement, sans prévenir, une nuit de janvier. Pour me consoler, je me suis accrochée à toi, comme un enfant s’agrippe au pied de sa maman, je me suis accrochée à ta douleur, à ta souffrance et, petit à petit, tu devenais ma consolation. Puis j’ai vite découvert chez toi la même soif de vie qui habitait Marwan. Malgré la perte de ton fils, tu étais solide, inouïe, une femme avec un mental d’acier, tu savais rire de tout, me guider, m’éclairer. Tu étais ma source de réconfort, un roc. Mon roc. Et maintenant, tu pars à ton tour, subitement, sans prévenir, tu nous refais vivre la même douleur, le même abandon, la même tragédie.
Tu sais, deux fois c’est beaucoup. Vous deux, c’est beaucoup trop. Mais je vous espère au moins réunis ; j’espère qu’existe ce paradis où on se retrouve pour se serrer dans les bras et pour continuer à s’aimer. Si c’est le cas, embrasse Marwan pour moi.
Tu me manqueras. Avec tout mon amour…
Johaina AHDAB


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