La Première ministre britannique Theresa May a reconnu hier que son pays n’obtiendrait pas tout ce qu’il veut dans les négociations sur sa sortie de l’Union européenne, tout en plaidant pour un accord de libre-échange « le plus large possible ». « Nous devons reconnaître que c’est une négociation et qu’aucun d’entre nous n’aura exactement ce qu’il veut », a dit Mme May dans un discours prononcé à Londres dans lequel elle a pour la première fois évoqué les conséquences économiques concrètes du départ de l’UE et quelques « dures réalités ». La dirigeante a dit vouloir un « accord le plus large possible, couvrant plus de secteurs et avec davantage de coopération que n’importe quel accord de libre-échange dans le monde aujourd’hui ». Mais elle a admis qu’après avoir quitté le marché unique « la vie va être différente ». « Les accès à nos marchés réciproques seront différents de ce qu’ils sont maintenant », a-t-elle dit. Le négociateur en chef de la Commission européenne Michel Barnier a salué la « clarté » de son discours, y voyant « la reconnaissance de compromis qui éclaireront les lignes directrices de négociation préparées de leur côté par les 27 ». La cheffe du gouvernement britannique défend la sortie du marché unique et de l’union douanière, et veut un accord de libre-échange différent de ceux existant entre l’UE et le Canada, ou encore la Norvège, membre du marché unique sans faire partie des 27.
Économie - Brexit
Theresa May reconnaît les « dures réalités »
OLJ / le 03 mars 2018 à 00h00

