Un ex-ministre iranien des Renseignements a critiqué hier la gestion de l’affaire de la mort d’un écologiste en prison, affirmant que le public ne croira pas les accusations d’espionnage à moins que le dossier ne soit traité par des services compétents. Ali Younessi, qui avait dirigé ce portefeuille au sein du gouvernement du président réformateur Mohammad Khatami entre 2000 et 2005, était interrogé par le quotidien gouvernemental Iran à propos de Kavous Seyed Emami, un écologiste iranien de 63 ans mort en prison ce mois-ci après avoir été arrêté en janvier en même temps que sept autres membres de son ONG accusés d’« espionnage ». « J’estime qu’à cette étape, ce dossier doit être remis au ministère des Renseignements pour poursuivre l’enquête, car, dans la situation et les conditions actuelles, même si les personnes arrêtées sont effectivement condamnées pour espionnage, il sera difficile de convaincre l’opinion publique », a déclaré M. Younessi, dont les propos constituent une rare illustration de la guerre feutrée entre les différents services du renseignement en Iran. M. Younessi est actuellement assistant spécial du président Hassan Rohani pour les affaires des minorités religieuses.
Moyen Orient et Monde - Iran
Critiques contre la gestion de l’affaire de l’écologiste mort en prison
OLJ / le 26 février 2018 à 00h00


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