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Saudi Oger : les expatriés français attendent toujours d'être indemnisés

Les ex-salariés français de Saudi Oger, le défunt groupe saoudien dont le Premier ministre libanais, Saad Hariri, était l'actionnaire principal, sont toujours dans l'attente d'un règlement de leurs salaires impayés, malgré l'engagement de Paris à solder au plus vite ce contentieux, a déploré jeudi l'avocate de près d'une centaine d'entre eux.

Lors de sa visite à Paris début septembre, le Premier ministre libanais s'était engagé auprès du président Emmanuel Macron à "résoudre ce problème et régler les arriérés de salaire". Puis, lors de sa venue en novembre, après l'annonce surprise de sa démission, l'Élysée avait affirmé "suivre de près" l'avancée du dossier, ajoutant que les Saoudiens s'étaient engagés "à payer le reste des indemnités" n'ayant pas été versées.  

Pour certains salariés, jusqu'à deux ans de salaires n'ont pas été versés. En septembre 2016, 261 expatriés français de Saudi Oger ont reçu du gouvernement saoudien l'équivalent de neuf mois de salaires impayés après des négociations directes entre Riyad et Paris. Mais "pas un centime" n'a été versé depuis cette date, a déploré Me Caroline Wassermann. "J'ai le sentiment qu'on a été lâchés par les autorités françaises, alors qu'on avait été très soutenus au départ", a-t-elle dit à l'AFP.  

Selon ses calculs, Saudi Oger doit 17 millions d'euros d'arriérés de salaires et 5 millions de cotisations à divers organismes et assureurs français.

"Notre ambassade à Ryad poursuit ses efforts" pour "parvenir au versement de la totalité des sommes dues aux salariés français", a assuré à l'AFP une source diplomatique.

A partir de 2015, la baisse des cours du pétrole, en mettant un coup d'arrêt aux grands projets de construction du royaume, a entraîné l'effondrement du géant du BTP. Saudi Oger a alors licencié ou cessé de payer ses 56.000 employés. Des milliers d'entre eux, pour la plupart issus du sous-continent indien, ont été littéralement abandonnés à leur sort dans les "bases vie" du groupe.

Saudi Oger et Oger International sont issus de l'entreprise Oger, créée en 1950 par Marcel Oger à Saint-Ouen, près de Paris, et rachetée en 1979 par Rafic Hariri, le père de l'actuel Premier ministre.

En avril 2017, le syndicat CGT avait dénoncé la remise de la Légion d'honneur à Saad Hariri, rappelant qu'OI, sous le coup d'une procédure de sauvegarde et qui a licencié une centaine de personnes en France, "dispose d'un actif de plus de 78 millions d'euros" sous forme de biens immobiliers de luxe à Paris. 

Les ex-salariés français de Saudi Oger, le défunt groupe saoudien dont le Premier ministre libanais, Saad Hariri, était l'actionnaire principal, sont toujours dans l'attente d'un règlement de leurs salaires impayés, malgré l'engagement de Paris à solder au plus vite ce contentieux, a déploré jeudi l'avocate de près d'une centaine d'entre eux.
Lors de sa visite à Paris début septembre, le Premier ministre libanais s'était engagé auprès du président Emmanuel Macron à "résoudre ce problème et régler les arriérés de salaire".
Puis, lors de sa venue en novembre, après l'annonce surprise de sa démission, l'Élysée avait affirmé "suivre de près" l'avancée du dossier, ajoutant que les Saoudiens s'étaient engagés "à payer le reste des indemnités" n'ayant pas été versées.  Pour certains salariés,...