Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Conflit

Accès de fièvre à Gaza

Deux Palestiniens ont été tués hier par des tirs israéliens dans la bande de Gaza lors d’une sévère poussée de fièvre qui a ravivé le spectre d’une confrontation dans l’enclave en proie à une crise de plus en plus aiguë.

Constamment présente dans les esprits israéliens et palestiniens, la vision d’un nouveau choc des armes a été réactivée quand quatre soldats israéliens ont été blessés samedi, dont deux gravement, dans l’explosion d’un engin piégé le long de la barrière israélienne qui ferme hermétiquement la langue de terre entre Israël et Gaza. L’armée israélienne a déclenché de vigoureuses représailles. Ses jets et ses tanks positionnés en territoire israélien ont frappé au total 18 cibles du Hamas, a-t-elle indiqué. Deux Palestiniens ont été blessés dans les raids, selon des sources palestiniennes. Une roquette tirée de la bande de Gaza a frappé une maison israélienne près de Sderot, à l’extérieur de l’enclave palestinienne. Plusieurs personnes ont été traitées en état de choc. Avant l’aube, deux Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens près de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, tout près de la frontière égyptienne, ont indiqué les secours palestiniens et des témoins.

« Acte héroïque »

L’armée israélienne a rapporté, sans plus de précision, avoir procédé à des tirs de semonce en direction d’un groupe qui s’approchait de « manière suspecte » de la barrière de sécurité, possible indication d’un durcissement des consignes à proximité de la frontière après l’attaque anti-israélienne de samedi. Les quatre soldats touchés ont été piégés par un engin apparemment dissimulé auprès d’un drapeau qui a attiré leur attention. L’armée pense que des Palestiniens ont tendu ce guet-apens en profitant des manifestations qui ont lieu tous les vendredis près de la barrière. C’est le coup le plus sévère essuyé par l’armée depuis 2014. Des dizaines de Palestiniens ont été tués lors de manifestations près de la frontière ou dans des frappes israéliennes depuis cette date. Le porte-parole de l’armée, le général Ronen Manelis, a affirmé que l’attaque contre les soldats « pouvait potentiellement déstabiliser la région ».

Un groupe nébuleux mais connu, les Comités de résistance populaire, a revendiqué cet « acte héroïque » comme la réponse aux agissements israéliens et un « important message » de résistance. Les Comités, fondés en septembre 2000, sont une organisation armée radicale regroupant des éléments de différents groupes nationalistes comme islamistes, ayant participé à l’enlèvement en 2006 du soldat israélien Gilad Shalit, libéré en 2011. L’armée a répété tenir le Hamas pour responsable de tout ce qui se passe « dans et sous » la bande de Gaza, une référence aux tunnels souterrains creusés par les Palestiniens pour se soustraire au blocus ou porter la menace militaire en Israël.

Source : AFP

Deux Palestiniens ont été tués hier par des tirs israéliens dans la bande de Gaza lors d’une sévère poussée de fièvre qui a ravivé le spectre d’une confrontation dans l’enclave en proie à une crise de plus en plus aiguë.
Constamment présente dans les esprits israéliens et palestiniens, la vision d’un nouveau choc des armes a été réactivée quand quatre soldats israéliens ont été blessés samedi, dont deux gravement, dans l’explosion d’un engin piégé le long de la barrière israélienne qui ferme hermétiquement la langue de terre entre Israël et Gaza. L’armée israélienne a déclenché de vigoureuses représailles. Ses jets et ses tanks positionnés en territoire israélien ont frappé au total 18 cibles du Hamas, a-t-elle indiqué. Deux Palestiniens ont été blessés dans les raids, selon des...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut