Un convoi militaire turc est entré mercredi soir en Syrie et a été déployé à Maaret al-Numan, dans le sud-est de la province d’Idleb, pour installer un nouveau poste d’observation. Omar Hajj Kadour/AFP
L’armée turque a entamé, hier, l’installation d’un nouveau poste d’observation dans la province syrienne d’Idleb, dans le cadre d’efforts visant à réduire les violences en Syrie, a rapporté l’agence de presse étatique turque Anadolu. Selon l’agence, un convoi militaire turc est entré en Syrie mercredi soir et a été déployé à
Maaret al-Naaman, dans le sud-est de la zone dite de « désescalade » d’Idleb, pour installer ce nouveau poste d’observation. Il se situe à environ 70 kilomètres de la frontière turque, précise Anadolu, et à environ 10 kilomètres de là où se trouvent des membres de l’armée de Bachar
el-Assad ainsi que des groupes armés soutenus par l’Iran. La province rebelle d’Idleb est la dernière à échapper entièrement au contrôle de Damas. Elle est actuellement dominée par Tahrir al-Cham, groupe jihadiste lié à l’ex-branche locale d’el-Qaëda, ainsi que par plusieurs groupes rebelles.
Le nouveau déploiement turc survient alors que les forces du régime syrien, soutenues par Moscou, mènent une vaste offensive depuis fin décembre dans la province d’Idleb, ainsi qu’au 27e jour d’une offensive lancée par Ankara dans l’enclave kurde de Afrine, voisine d’Idleb, contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiée de « terroriste » par la Turquie mais alliée des États-Unis dans la lutte contre le groupe jihadiste État islamique.
C’est dans ce cadre que le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a appelé, hier, la Turquie à se focaliser à nouveau sur la lutte contre l’EI. « Nous maintenons un dialogue ouvert et honnête, et je pense que nous sommes en train de trouver un terrain d’entente », a déclaré M. Mattis au terme d’une réunion de deux jours avec ses homologues de l’OTAN, au siège de l’Alliance atlantique, à Bruxelles. Mercredi, à Bruxelles aussi, M. Mattis avait rencontré son homologue turc,
Nurettin Canikli, et a « appelé à un recentrage sur la campagne pour vaincre l’EI et pour empêcher tout vestige de l’organisation terroriste de se reconstituer en Syrie », a indiqué hier le Pentagone, dans un communiqué. Ils ont convenu de poursuivre leur coopération militaire, assure le
Pentagone.
À Idleb, encore, dans la nuit de mercredi à jeudi, des raids aériens imputés à l’aviation russe ont mis hors service un hôpital de la localité de Hass, dans le sud-est de la province d’Idleb. C’est le septième hôpital ou clinique médicale à être bombardé en deux semaines de raids aériens du régime ou de son allié russe, a rapporté hier l’Observatoire
syrien des droits de l’homme (OSDH). « L’hôpital était le dernier fonctionnel (de la région) », a assuré le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Par ailleurs, à Deir ez-Zor, cinq Russes ont « a priori » été tués la semaine dernière, et plusieurs autres blessés, dans des frappes de la coalition internationale antijihadistes menée par les États-Unis, a indiqué hier Moscou, précisant qu’il « ne s’agit pas de soldats russes ».
Source : AFP
Maaret al-Naaman, dans le sud-est de la zone dite de « désescalade » d’Idleb, pour installer ce nouveau poste d’observation. Il se situe à environ 70 kilomètres de la frontière turque, précise Anadolu, et à environ 10 kilomètres de là où se trouvent des membres de l’armée de Bachar
el-Assad ainsi que des groupes armés soutenus par l’Iran. La province rebelle d’Idleb est la dernière à échapper entièrement au contrôle de Damas. Elle est actuellement...

