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Économie

Fady Gemayel demande un soutien concret du gouvernement à l’industrie

Commerce extérieur
OLJ
16/02/2018

Le président de l’Association des industriels du Liban (AIL), Fady Gemayel, a une nouvelle fois appelé hier le gouvernement à intervenir pour redresser le secteur industriel local, lors d’une conférence de presse. « On nous a fait beaucoup de promesses, mais nous ne pouvons plus attendre ! » s’est exclamé M. Gemayel. « Près de 388 usines ont dû fermer entre 2012 et 2016, et les exportations ne cessent de baisser, d’où la nécessité de prendre des mesures rapides pour les stimuler et compenser les pertes », a indiqué l’industriel.

« Le gouvernement travaille sur un programme d’investissement dans les infrastructures (dans le cadre de la préparation de la conférence du Cèdre qui se tiendra en mars à Paris, NDLR), nous l’appelons à accompagner ce dernier d’un programme de développement pour les secteurs productifs que sont l’agriculture et l’industrie », a insisté M. Gemayel. « Pour cela, nous demandons à ce que des mesures incitatives réalistes soient introduites par les pouvoirs publics, à ce que le secteur industriel soit protégé du dumping commercial, que des barrières douanières soient introduites sur les produits subventionnés par leurs pays d’origine en toute conformité avec les accords commerciaux », a-t-il poursuivi. Le président de l’AIL appelle le gouvernement de ne pas attendre les recommandations du cabinet de conseil McKinsey (qui planche actuellement sur l’élaboration d’une politique économique globale pour le pays) pour mettre en place ces mesures.

Le ministre de l’Économie et du Commerce, Raëd Khoury, avait assuré en janvier aux industriels que plusieurs mesures antidumping seront introduites afin de protéger l’industrie locale. M. Khoury faisait référence à une liste de 23 produits industriels qui lui ont été signalés par le ministère de l’Industrie et l’AIL comme exerçant une concurrence déloyale sur leurs équivalents libanais. Il avait annoncé dès juin 2017 l’introduction de mesures protectionnistes sur ces produits, mais le dossier semble s’enliser. Hasard du calendrier, M. Khoury a reçu hier l’ambassadeur de Turquie au Liban et a appelé à une signature rapide d’un accord de libre-échange entre les deux pays, ce qui ne devrait pas vraiment rassurer les industriels.

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Sarkis Serge Tateossian

Le Liban étant un petit pays avait intérêt à se regrouper avec des voisins ayant plus ou moins même importance économique, avant de signer de tels accords de libre échange avec la Turquie pays de de 80 millions d'habitants, démocratie défaillante, en état de guerre permanente à l'extérieur comme à l'intérieur du pays. État mafieux, hégémonique, qui fait travailler des enfants mais aussi des immigrés dans des conditions quasi d'esclavage, dont le monde entier l'esquive de plus en plus!

Quelle valeur ajoutée pour notre pays avec un tel accord ? Si ce n'est l'accélération de la mise a mort de notre industrie et commerce.

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