Les manifestants, pratiquement en sous-nombre, face aux forces armées. Photo Marwan Assaf
Une manifestation à laquelle participaient des dizaines d’enseignants du secondaire rattachés à la faculté d’éducation de l’Université libanaise et de contractuels du cycle secondaire public a dégénéré en heurts, hier après-midi, avec les forces de l’ordre. Des échauffourées ont éclaté entre certains manifestants qui cherchaient à barrer la route et des policiers. Un soldat en faction, blessé à la main, a été hospitalisé.
Un peu plus tard, cinq enseignants qui bloquaient la route menant au palais présidentiel ont été arrêtés par les forces de sécurité, épaulées par un contingent de l’armée. Les enseignants ont été détenus pendant quelques heures à la caserne Chucri Ghanem, à Fayadié, avant d’être relâchés.
Les manifestants, qui cherchaient à être reçus par le chef de l’État, entendaient faire pression sur les autorités pour obtenir le paiement des six échelons dont ils ont été privés au moment de la promulgation de la nouvelle grille des salaires. Le ministre de l’Éducation nationale, Marwan Hamadé, a critiqué les agissements des forces de l’ordre, dénonçant, dans une déclaration à la chaîne LBCI, « une violence inacceptable dans une République qui prétend respecter les libertés ».
La Ligue des enseignants du secondaire public a vivement dénoncé la manière dont ses collègues ont été dispersés et a décidé, en appui à leurs revendications, d’observer une grève générale de protestation, dont la date sera décidée lors d’une assemblée générale lundi prochain.

