L’ambassadeur belge, Alex Lenaerts, remettant la distinction à Fawzi Dagher.
L’ancien magistrat Fawzi Dagher est devenu commandeur de l’ordre de Léopold II. Cette distinction honorifique lui a été attribuée lors d’une cérémonie organisée vendredi à l’ambassade de Belgique, à Yarzé. Décernée par le roi Philippe de Belgique sur proposition du ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, cette décoration a été remise à M. Dagher par l’ambassadeur belge, Alex Lenaerts, en présence du ministre de la Justice, Salim Jreissati, du président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Jean Fahed, du président du Conseil d’État, Henri Khoury, des anciens ministres Bahige Tabbarah et Marwan Charbel, ainsi que de nombreuses personnalités du monde politique, judiciaire, social et religieux, et de parents et amis.
Dans une allocution de circonstance, l’ambassadeur de Belgique a mis l’accent sur la riche carrière de M. Dagher, soulignant que, tout au long de son parcours, l’ancien juge « a mis l’accent sur l’expérience juridique belge auprès des instances libanaises compétentes ».
Prenant à son tour la parole, le président du CSM a salué en M. Dagher « l’inclassable et l’infatigable juge, qui suscite toujours le respect et l’admiration, et reste une référence pour les magistrats en fonction », retraçant les grandes lignes de sa carrière, notamment les périodes où il a occupé le poste de procureur général près la cour d’appel de Beyrouth, et de commissaire du gouvernement près le tribunal militaire. Le magistrat honoré avait alors instruit les affaires portant sur les assassinats de plusieurs responsables étrangers et nationaux, à savoir l’ancien ambassadeur américain Francis Edward Meloy (1976), l’ancien ambassadeur français Louis Delamare (1986), et l’ancien Premier ministre Rachid Karamé (1987), ainsi que la tentative d’assassinat de l’ancien président de la République Camille Chamoun (1985) et les deux attentats-suicides qui ont frappé les contingents américain et français de la Force multinationale de sécurité (1983). Il avait également occupé les fonctions d’inspecteur judiciaire et de premier juge d’instruction du Mont-Liban. Et M. Fahed de noter, sur un autre plan, que le magistrat à la retraite continue de marquer l’enseignement à l’Institut d’études judiciaires, avant de conclure : « Cette décoration constitue un témoignage des liens étroits entre la Belgique et le Liban, et son octroi est une grande fierté pour toute la magistrature libanaise. » Pour sa part, M. Dagher a prononcé un mot de remerciements à l’adresse du roi Philippe de Belgique, du ministre des Affaires étrangères et de l’ambassadeur belges, évoquant par ailleurs les différents aspects de ressemblance entre le Liban et la Belgique.


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