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Moyen Orient et Monde - Égypte

Un candidat à la présidentielle arrêté par l’armée

Sur cette image, datée du 29 mars 2011, le général Sami Anan (à droite), à l’époque chef d’état-major de l’armée égyptienne, en compagnie du chef du Commandement central américain, le général James Mattis, lors d’une rencontre au Caire. Khaled Desouki/Pool/archives AFP

L’ancien chef d’état-major de l’armée égyptienne Sami Anan, dont le parti a annoncé il y a moins de deux semaines la candidature à l’élection présidentielle de mars face au chef de l’État sortant Abdel Fattah el-Sissi, a été arrêté hier au Caire, a annoncé son équipe de campagne. « Il a été arrêté ce matin à son bureau à Zamalek et a été emmené au parquet militaire », a ainsi assuré hier Hisham Geneina, l’ancien chef de l’Autorité de contrôle des comptes publics et l’un des responsables de l’équipe de campagne de M. Anan. Aucune source officielle n’a confirmé ni démenti cette arrestation. En conséquence, M. Anan a renoncé à faire campagne, a encore fait savoir M. Geneina.
Hier matin, l’armée égyptienne a accusé le général Anan d’avoir annoncé sa candidature à l’élection présidentielle illégalement, affirmant qu’il avait commis des « crimes », selon une vidéo publiée sur sa page officielle Facebook. « Toutes les procédures judiciaires doivent être entreprises concernant ce qui a été commis en termes d’infractions et de crimes qui demandent sa comparution devant les juridictions compétentes », se borne à indiquer le communiqué de l’armée. Cette dernière accuse M. Anan d’avoir annoncé sa candidature « sans l’autorisation des forces armées et sans suivre les procédures requises pour mettre fin à son service actif dans l’armée ». Elle l’accuse aussi de vouloir créer la « division » entre l’armée et le peuple égyptien. L’ancien chef d’état-major est également accusé de « falsification de documents officiels pour affirmer que son service dans l’armée est terminé, contrairement à la vérité ».
Ce nouveau rebondissement, à deux mois de l’élection, fait suite à une série de mises à l’écart d’autres candidats potentiels. L’ex-Premier ministre égyptien Ahmad Chafiq, perçu comme un possible adversaire gênant pour M. Sissi, avait ainsi indiqué début janvier qu’il ne serait pas candidat, contrairement à ce qu’il avait annoncé fin novembre. Un avocat défenseur des droits de l’homme, Khaled Ali, candidat en 2012, avait annoncé sa candidature en novembre. Mais la candidature de ce militant de gauche, condamné en septembre à trois mois de prison pour « atteinte à la décence publique », est encore incertaine. Le colonel Ahmad Konsowa avait lui aussi annoncé en novembre son intention de se présenter. Il avait toutefois été interpellé peu après et condamné, en décembre, à six ans de prison pour « comportement nuisant aux exigences du système militaire ». Et le 15 janvier, le neveu de l’ancien président Sadate, devenu une voix dissidente, a annoncé qu’il ne serait pas candidat lui non plus, dénonçant un climat non propice pour un scrutin libre. Seul le candidat Mortada Mansour, patron du club de football cairote de Zamalek, dont la candidature – annoncée début janvier – est considérée comme moins crédible, n’a pas été inquiété à ce jour.
M. Sissi fait figure de grand favori dans cette élection présidentielle, qui doit se tenir à partir du 26 mars, la troisième depuis le renversement par une révolution populaire en 2011 du raïs Hosni Moubarak, après trois décennies de pouvoir sans partage.

Sources : agences

L’ancien chef d’état-major de l’armée égyptienne Sami Anan, dont le parti a annoncé il y a moins de deux semaines la candidature à l’élection présidentielle de mars face au chef de l’État sortant Abdel Fattah el-Sissi, a été arrêté hier au Caire, a annoncé son équipe de campagne. « Il a été arrêté ce matin à son bureau à Zamalek et a été emmené au parquet militaire », a ainsi assuré hier Hisham Geneina, l’ancien chef de l’Autorité de contrôle des comptes publics et l’un des responsables de l’équipe de campagne de M. Anan. Aucune source officielle n’a confirmé ni démenti cette arrestation. En conséquence, M. Anan a renoncé à faire campagne, a encore fait savoir M. Geneina.Hier matin, l’armée égyptienne a accusé le général Anan d’avoir annoncé sa candidature à...
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