Nehmetallah Abi Nasr, député du Kesrouan (CPL), a réclamé hier que les naturalisés soient interdits de voter lors des élections législatives prévues en mai, jusqu’à ce que le sort du décret de naturalisation soit tranché définitivement.
« Octroyer la nationalité libanaise à des Palestiniens et à d’autres étrangers contredit le principe du refus de l’implantation, et porte atteinte de manière flagrante à l’équilibre démographique », a affirmé M. Abi Nasr dans un communiqué, demandant en conséquence que « soit suspendu le vote des naturalisés, le temps que le recours en invalidation du décret de naturalisation soit définitivement tranché ».
« Le vote des naturalisés lors des prochaines élections législatives influera de manière négative sur le vivre-ensemble, l’égalité et une juste représentation parlementaire », a mis en garde le député du Kesrouan, affirmant que cette faille sera provoquée par « les manœuvres visant à manipuler la démographie ».
Joint par L’Orient-Le Jour, M. Abi Nasr affirme que « près de 72 000 Palestiniens ont été naturalisés conformément au décret de 1994 », déplorant qu’à la suite du recours en invalidation de ce décret, seulement « 50 d’entre eux se sont vu retirer leur nouvelle nationalité ». « Ces naturalisations s’inscrivent dans le cadre de la lutte après-Taëf que se livrent les différentes communautés, lutte qui mènera au contrôle de la démographie par une communauté donnée », estime-t-il, précisant que « seulement 10 % des personnes qui bénéficient du décret de naturalisation sont de confession chrétienne ». « Où en est-donc la parité, face à une telle situation ? » s’est insurgé le député, affirmant qu’il aura recours prochainement à une interpellation du gouvernement à ce sujet.


MON AMI NEEMATALLAH JE VOUS AVAIS DIT QUE VOUS ETES DANS LA MAUVAISE PARTIE... MOI QUI VOUS CONNAIS SI BIEN !
15 h 54, le 23 janvier 2018