Le président du Rassemblement de dirigeants et chefs d’entreprise libanais dans le monde (RDCL Monde), Fouad Zmokhol, a salué hier dans un communiqué la récente décision du gouvernement de confier au cabinet de conseil américain McKinsey & Company une mission de conseil en stratégie, en vue d’une « restructuration » de l’économie libanaise.
Le président a néanmoins dénoncé l’absence de continuité dans les politiques publiques. « Le plus souvent, après qu’une étude eut été commandée et que vient l’heure de la mettre en œuvre, nous assistons à un changement de gouvernement (...) et nous revenons à la case départ », s’est désolé M. Zmokhol. « La durée de vie d’un gouvernement n’excède pas 30 mois, alors il convient de se demander qui se chargera de l’application des recommandations de McKinsey, après la tenue des élections et un possible changement de cabinet », a-t-il poursuivi.
Sur le même sujet, le ministre de l’Économie et du Commerce, Raëd Khoury, a réagi aux nombreuses critiques soulevées par l’octroi de cette mission à McKinsey. Dans un article du quotidien al-Akhbar publié hier, M. Khoury n’a pas nié que l’étude du cabinet américain se basera sur celle « effectuée auparavant par Booz & Company (actuellement PwC), mais l’adaptera aux derniers développements. « Le cabinet a toutes les compétences requises pour cette mission, qui donnera plus de crédibilité au pays face aux bailleurs de fonds internationaux », a-t-il conclu.
Économie - Politique Économique
Le RDCL dénonce l’absence de continuité dans les politiques publiques
OLJ / le 23 janvier 2018 à 00h00

