Des journaliers des sociétés prestataires de services au profit d'Electricité du Liban ont incendié des bennes à ordures jeudi à l'intérieur du siège de la compagnie publique, réclamant des garanties quant à l'avenir de leur emploi, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Après avoir brièvement bloqué l'autoroute de la Quarantaine-Charles Hélou, les protestataires se sont dirigés vers le siège d'EDL, dans la rue d'Arménie, où ils ont brûlé des bennes à ordures au sein du bâtiment, forçant les employés à quitter leurs postes.
Les manifestants réclament qu'EDL les titularise, alors que l'avenir de leur emploi est incertain au sein des sociétés prestataires de services. Ils réclament également le paiement de leurs salaires, alors que leurs dus n'ont pas été versés depuis plusieurs mois.
En plus de la grève de ses employés, EDL a dû composer jusqu'à aujourd'hui avec les opérations de blocage lancées par les salariés de la société National Electricity Utility Company (NEUC, groupe Debbas), l'un de ses trois prestataires chargés depuis 2012 de la maintenance du réseau et de la collecte des factures sur la quasi-totalité du territoire. En octobre, le gouvernement avait approuvé la reconduction des contrats des deux autres sociétés, Bus (groupe Butec, en charge des régions au Nord) et KVA (Arabian Construction Company et Khatib & Alami, Beyrouth et Békaa), jusqu'au 31 janvier 2021, sans trancher le cas de NEUC (banlieue sud de Beyrouth et régions Sud du pays) dont le contrat a expiré le 1er janvier. Pour ne rien arranger, KVA a annoncé hier la suspension de ses opérations de maintenance, évoquant une "impossibilité" de les mener à bien en raison des difficultés du fournisseur.


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