La rage de vaincre... Rafael Nadal lors de son match du 2e tour de l’Open d’Australie, hier, face à Leonardo Mayer qu’il a battu 6-3, 6-4, 7-6 (7/4). Paul Crock/AFP
Impressionnant au 1er tour de l’Open d’Australie, l’Espagnol Rafael Nadal n’a pas ralenti pour franchir le 2e tour, aux dépens de l’Argentin Leonardo Mayer, hier à Melbourne.
Juste un petit break
Un débreak concédé alors qu’il servait pour le match : ce fut la seule anicroche dans la démonstration de Rafael Nadal face au 52e joueur mondial. Et encore ne lui est-elle pas attribuable. « Je n’ai pas perdu ce service parce que j’étais nerveux. C’est lui qui a sorti un grand jeu, en mettant tous les retours dedans », a dit l’Espagnol, qui a dû attendre le tie-break pour s’imposer (6-3, 6-4, 7-6 (7/4)). Avant cela, c’est un grand n° 1 mondial qu’avaient vu les spectateurs de la Rod Laver Arena : 40 coups gagnants pour seulement 10 erreurs. Les problèmes de genou de la fin de saison 2017 semblent oubliés.
Un choc Tsonga-Kyrgios
Le Français Jo-Wilfried Tsonga, 15e mondial, s’est offert le droit de défier Nick Kyrgios (17e mondial) devant son public, au 3e tour de l’Open d’Australie, au prix d’un gros combat face à l’espoir canadien Denis Shapovalov, 18 ans, hier à Melbourne. Battu par le gaucher de Toronto au dernier US Open, Tsonga savait qu’il devait s’attendre à « des coups de folie ». Il n’a pas été déçu, mais en faisant le dos rond et en haussant son niveau de jeu dans les moments cruciaux, le Manceau a fini par dompter la fougue de son adversaire, qui ne devrait pas rester longtemps 50e mondial. Une belle remontée (2-5) dans le 5e set et une victoire (3-6, 6-3, 1-6, 7-6 (7/4), 7-5) « bonne pour la confiance » avant de se frotter au favori du public, Nick Kyrgios, dans un duel de frappeurs qui promet de faire des étincelles.
Dimitrov laborieux
Le Bulgare Grigor Dimitrov a été laborieux, bien loin du niveau d’un 3e mondial, face au qualifié américain McKenzie McDonald : 8-6 au 5e set, avec un 0-6 encaissé dans le quatrième ! « Je suis content, non pas de la façon dont j’ai joué, mais de la façon dont je me suis battu », a tenté de positiver le vainqueur du dernier Masters en date.
Fin de série pour Goerges
La Française Alizé Cornet a mis fin à la série de 15 victoires remportées par l’Allemande Julia Goerges, à cheval sur les saisons 2017 (2 titres) et 2018 (1 titre). Accrocheuse en défense, elle lui a fait commettre un très grand nombre de fautes directes (32, dont 17 en coup droit). « Je n’étais pas favorite. Julia était largement au-
dessus de moi ces derniers temps, mais j’ai joué avec mon cœur et j’ai été récompensée », a dit la Niçoise, qui aura 28 ans la semaine prochaine.
La remontée de Wozniacki
Si Tsonga a eu chaud, Caroline Wozniacki s’est carrément vue hors du tournoi quand la jeune Croate Jana Fett, 119e à la WTA, a mené (5-1, 40-15) dans le 3e set. Mais une fois les deux balles de match effacées, la Danoise, n° 2 mondiale, a enfin « joué le tennis qu’elle voulait » alors que sa rivale s’effondrait. « Je suis très fière de ma remontée », a dit la championne du dernier Masters en date.
Au 3e tour… à 15 ans !
L’Ukrainienne Marta Kostyuk, 521e mondiale, est la plus jeune qualifiée pour le 3e tour depuis la Suissesse Martina Hingis, 15 ans elle aussi lorsqu’elle avait atteint les quarts de finale en 1995. Après son succès sur la tête de série n° 25, la Chinoise Peng Shuai, au 1er tour, elle avait la chance d’affronter seulement la 168e mondiale, l’Australienne Olivia Rogowska, qu’elle a battue (6-3, 7-5). Ce sera une autre affaire au match suivant contre sa compatriote Elina Svitolina, classée 4e à la WTA.
Source : AFP


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