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Moyen Orient et Monde - Syrie

L’armée du régime progresse rapidement dans la province d’Idleb

Les combats et les frappes aériennes ont fait 60 000 déplacés depuis le 1er novembre à Idleb. Omar Haj Kadour/AFP

L'armée syrienne progresse rapidement en direction d'une base aérienne de la province d'Idleb, dernier bastion de l'insurrection, dans le cadre d'une vaste offensive qui a fait plusieurs dizaines de milliers de déplacés, rapportent l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).
Depuis le début de l'offensive, lancée fin octobre avec l'appui de l'aviation russe et de milices chiites pro-iraniennes, les forces fidèles au président Bachar el-Assad gagnent du terrain dans le sud de la province et le nord-est de celle de Hama. Selon l'OCHA, les combats et les frappes aériennes ont fait 60 000 déplacés depuis le 1er novembre. Les forces gouvernementales, dont les opérations se sont intensifiées ces derniers jours, avancent en direction de l'aéroport militaire d'Abou al-Douhour, dont les rebelles se sont emparés en 2015 après trois ans de siège. Le commandant d'une alliance progouvernementale a confirmé qu'il s'agissait d'un objectif. D'après l'OSDH, qui souligne l'importance des frappes aériennes, l'armée et ses alliés ont pris 84 villages depuis le 22 octobre, dont 14 au cours des 24 dernières heures. La province d'Idleb, frontalière de la Turquie, était la seule à être entièrement contrôlée par l'insurrection, qui la tenait depuis 2015.
Selon une source militaire interrogée par Reuters, l'offensive vise en priorité l'alliance Tahrir al-Cham, dirigée par les islamistes de l'ex-Front al-Nosra qui disent avoir rompu avec el-Qaëda, force dominante dans la province. « Les opérations de l'armée se poursuivent et elle progresse. Les terroristes subissent de lourdes pertes dans la région », a-t-il souligné.
Idleb fait partie des « zones de désescalade » instaurées à l'initiative de la Russie pour ouvrir la voie à un règlement du conflit, mais les mesures d'apaisement ne concernent pas
Tahrir al-Cham.
Sur le plan diplomatique, Paris et Ankara ont annoncé hier vouloir travailler à une solution politique de la crise syrienne, avec comme prochaine étape une réunion de ministres des Affaires étrangères en février en Turquie. « La Turquie a pris l'initiative (de cette réunion) en février », s'est félicité le président français Emmanuel Macron à l'issue d'un entretien avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à Paris.
La Turquie – par ailleurs engagée dans le processus d'Astana avec la Russie et l'Iran – réunira les chefs de la diplomatie du groupe dit des « pays affinitaires », associant pays occidentaux et de la région. « J'ai pu percevoir une communauté de vues et d'intérêts stratégiques (...) et je souhaite que nous puissions ensemble œuvrer pour apporter une solution utile et durable à la Syrie », a ajouté le président français.
Plus prudent, le président Erdogan, qui demeure engagé dans le processus d'Astana de désescalade militaire doublé d'un processus politique à Sotchi (Russie), a relevé qu'« à la suite de cette réunion, nous pourrons voir comment nous pouvons progresser dans ce dossier ».
Sources : agences


L'armée syrienne progresse rapidement en direction d'une base aérienne de la province d'Idleb, dernier bastion de l'insurrection, dans le cadre d'une vaste offensive qui a fait plusieurs dizaines de milliers de déplacés, rapportent l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).Depuis le début de l'offensive, lancée...

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