La police iranienne adopte désormais une approche plus souple avec ceux qui contreviennent aux lois islamiques, en privilégiant l'éducation au châtiment, a annoncé hier le chef de la police de Téhéran.
« En accord avec la décision du commandant des forces de police, ceux qui ne respectent pas les codes islamiques ne seront plus placés en centres de détention et n'auront pas de casier judiciaire », a affirmé le général de brigade Hossein Rahimi lors d'un discours dans la capitale iranienne.
Maintenant, « nous proposons des cours, et 7 913 personnes les ont suivis jusqu'à présent », a-t-il ajouté, précisant qu'il existait plus de 100 « centres de conseil » dans la province de Téhéran. M. Rahimi, qui a pris ses fonctions en août, n'a pas spécifié à quels codes islamiques il faisait référence ni quand ses nouvelles règles ont été introduites.
L'annonce marque en tout cas un tournant par rapport à la vision de son prédécesseur, le général Hossein Sajedinia, qui avait annoncé en avril 2016 que quelque 7 000 indicateurs en civil allaient patrouiller dans les rues de Téhéran pour lutter contre « l'immoralité », notamment le « mauvais port » du voile.
Source : AFP

