L’usine de Ghosta, où les déchets de cinq villages seront triés et traités. Photo ANI
Alors que l'État passe de report en report dans le dossier des déchets, laissant les décharges côtières de Costa Brava et de Bourj Hammoud accueillir l'ensemble des ordures (sans tri et traitement) et se saturer précocement, des initiatives privées prennent le pas dans les régions. Dans le village de Ghosta, au Kesrouan, une nouvelle usine a vu le jour, à l'initiative de l'homme d'affaires Nehmat Frem, en collaboration avec la municipalité qui a, notamment, fourni le terrain pour le projet. Cette usine, inaugurée récemment, devrait desservir cinq villages en traitant séparément les différents types de déchets, avec possibilité de production d'énergie.
L'usine est équipée pour fabriquer du compost (enrichisseur de sol) avec les déchets organiques, dont les impuretés seront retirées lors de la procédure de compostage, par des machines spécialisées. On y ajoutera les restes de l'élagage d'arbres et d'animaux, en vue d'améliorer le rendement. Pour ce qui est des autres déchets, l'usine est équipée de machines permettant d'augmenter le taux de collecte de recyclables (cartons, papiers, plastiques...). Les déchets ne pouvant être ni compostés ni recyclés seront découpés en de très petites particules, puis transformés en granules utilisées comme combustible pour la production d'énergie ou dans les cimenteries.

