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Liban - Conférence

Le cri d’alarme de Fatfat sur les réfugiés syriens

Le député Ahmad Fatfat (courant du Futur) a estimé que « la crise des réfugiés syriens n'est plus une crise à caractère humanitaire », mais « s'est transformée en une catastrophe pour le Liban ».
M. Fatfat s'exprimait dans le cadre d'une conférence sur le thème « Migrations des peuples et nécessité d'un dialogue entre les cultures pour construire un avenir meilleur », lors de la 6e édition du festival « Lire de nouveau ensemble » à Oristano, en Sardaigne.
Dans son intervention, le député de Denniyé a mis en exergue la crise démographique causée par l'afflux de réfugiés syriens, si bien que la population libanaise compte désormais 33 % de réfugiés, toutes nationalités confondues, et qu'elle a grimpé de 37 % en trois ans seulement, « du jamais-vu dans l'histoire de l'humanité ».
« Au Liban actuellement, pour chaque trois personnes dans la rue, l'une est réfugiée – et dans certaines régions deux ou plus », a noté Ahmad Fatfat.
Il a ensuite évoqué les répercussions de cette catastrophe sur la population libanaise, mais aussi sur l'infrastructure, l'environnement, le système scolaire, l'emploi et la concurrence, la sécurité, la démographie. « Une nouvelle classe de réfugiés potentiels, cette fois des Libanais, pointe à l'horizon », a-t-il mis en garde, rappelant que « les pays donateurs s'adressent presque exclusivement aux réfugiés et oublient les milieux d'accueil libanais ». Pourtant, le plus grand donateur, pour les réfugiés, a souvent été « le simple citoyen libanais », a souligné Ahmad Fatfat.
« Le coût économique de cette crise est estimée à 20 milliards de dollars en 5 ans (2012-2017), ce qui est énorme pour un pays dont la dette nationale dépasse les 75 milliards de dollars, soit plus de 150 % du PNB », a poursuivi M. Fatfat.
« La peur principale, actuellement, est que cette crise puisse toucher la stabilité sociopolitique, assez fragile, du pays et qu'un mouvement d'intolérance contre les réfugiés puisse se développer », a-t-il dit, notant que des exemples de ce genre se sont déjà produits.

« Des actes, pas des paroles »
« Face à cette crise, les réactions au niveau international restent très timides, avec moins de 7 milliards de dollars de dons depuis 2012 (35 % des besoins...), et ces dons s'adressent quasiment aux réfugiés via les ONG », a-t-il ajouté.
« La communauté internationale parle souvent, indirectement, d'intégration des réfugiés, ce qui est inimaginable au Liban pour des raisons structurelles liées à l'histoire et aux équilibres socio-politico-démographiques et confessionnels du pays », a-t-il noté.
Ahmad Fatfat a ensuite appelé à « un soutien réel » aux réfugiés, « en actes, pas en paroles », mais aussi à « la population d'accueil, les Libanais les plus défavorisés et les plus touchés par cette catastrophe ».
Il a également plaidé en faveur d'un « plan réel de retour des réfugiés vers la Syrie sous l'égide de l'ONU, respectant la sécurité et l'avenir de ces réfugiés ».
« À titre d'exemple, si les frais d'installation d'un réfugié en Europe sont estimés à 100 dollars par jour, il est de plus ou moins de 10 dollars au Liban et à peine de 2 dollars en Syrie », a-t-il indiqué.
« Cela requiert une volonté politique internationale ferme et décidée à développer très rapidement une véritable solution politique en Syrie, respectant le droit du peuple syrien à vivre, en toute sécurité, libre et souverain, sous un régime démocratique de son propre choix », a souligné Ahmad Fatfat.
« Cela éviterait un nouvel afflux de réfugiés du Moyen-Orient vers l'Europe avec toutes ses répercussions », a-t-il noté.
« Il ne s'agit plus d'un choix, mais d'un défi à relever dans les orientations politiques, financières, sécuritaires et humaines », a-t-il ajouté. « Ce n'est pas un appel à l'aide, mais plutôt une sonnette et un cri d'alarme devant une crise ou plutôt une catastrophe dont l'explosion débordante n'épargnera personne (....) », a conclu M. Fatfat.

Le député Ahmad Fatfat (courant du Futur) a estimé que « la crise des réfugiés syriens n'est plus une crise à caractère humanitaire », mais « s'est transformée en une catastrophe pour le Liban ».M. Fatfat s'exprimait dans le cadre d'une conférence sur le thème « Migrations des peuples et nécessité d'un dialogue entre les cultures pour construire un avenir meilleur », lors de la 6e édition du festival « Lire de nouveau ensemble » à Oristano, en Sardaigne.Dans son intervention, le député de Denniyé a mis en exergue la crise démographique causée par l'afflux de réfugiés syriens, si bien que la population libanaise compte désormais 33 % de réfugiés, toutes nationalités confondues, et qu'elle a grimpé de 37 % en trois ans seulement, « du jamais-vu dans l'histoire de l'humanité ».« Au Liban...
commentaires (2)

LES REFUGIES... UN CASSE-TETE INTERNATIONAL EN SUS DE REGIONAL ET LOCAL POUR LE LIBAN SI LA SOLUTION DEMOCRATIQUE EN SYRIE TARDE ENCORE !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

12 h 23, le 19 décembre 2017

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Commentaires (2)

  • LES REFUGIES... UN CASSE-TETE INTERNATIONAL EN SUS DE REGIONAL ET LOCAL POUR LE LIBAN SI LA SOLUTION DEMOCRATIQUE EN SYRIE TARDE ENCORE !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 23, le 19 décembre 2017

  • Oui c'est là un problème essentiel dont la recherche de solutions devrait se faire de région à région et pas de façon globale tant les situations diffèrent. Et il serait souhaitable que l'UE s'implique dans cette politique de transition.

    Beauchard Jacques

    11 h 32, le 19 décembre 2017

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