Le président américain Donald Trump estime que la compétitivité économique est « un sujet de sécurité nationale ». Calros Allegri/Reuters
Donald trump a décliné hier son célèbre slogan « America First » à l'aune des menaces qui pèsent sur les États-Unis, avec la volonté de placer le combat économique au cœur de sa réponse et la Chine en ligne de mire.
Le président américain qui, du climat de libre-échange, a marqué une nette rupture avec son prédécesseur Barack Obama et contribué à isoler les États-Unis sur la scène internationale, présente sa « Stratégie de sécurité nationale ». Il affirmera sa conviction que la compétitivité économique est « un sujet de sécurité nationale », a indiqué un responsable américain, martelant la détermination de l'administration à lutter pour des échanges équilibrés, en particulier avec la Chine, désignée comme un pays « concurrent ».
« La meilleure arme dont nous disposons est la force de notre PIB », a ajouté ce responsable, citant une phrase du secrétaire américain à la Défense Jim Mattis.
Avant même le discours présidentiel, Pékin a dit espérer qu'il « contribue à améliorer la confiance mutuelle entre la Chine et les États-Unis ». Nombre d'éléments prouvent que les relations économiques entre les deux pays sont « mutuellement bénéfiques », a souligné Hua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Défi climatique pas prioritaire
Au-delà de l'accent mis sur le combat économique, l'approche de M. Trump se démarque de celles de ses prédécesseurs – démocrates comme républicains – sur la question de la sécurité intérieure et du contrôle aux frontières. Le document rédigé par l'administration Trump, qui sera dévoilé après le discours du président, identifie quatre priorités : protéger le territoire américain, promouvoir la prospérité américaine, « préserver la paix grâce à la force » et faire progresser l'influence américaine. Il devrait dénoncer le comportement de ceux que l'exécutif appelle les « puissances révisionnistes », Chine et Russie, qui tentent de remettre en cause le statu quo mondial au détriment des intérêts américains.
Interrogé enfin sur la place du changement climatique dans ce document-référence, l'exécutif a indiqué qu'il n'était pas identifié comme « une menace à la sécurité nationale » des États-Unis.
Porté au pouvoir sur un message résolument climato-sceptique, Donald Trump a annoncé le retrait des États-Unis de l'accord de Paris sur le changement climatique signé par près de 200 pays. À plusieurs reprises, M. Obama, un des principaux architectes de cet accord, avait souligné combien le défi climatique était devenu un enjeu de sécurité.
Le dernier document sur la stratégie de sécurité nationale a été publié en février 2015. À cette occasion, Barack Obama avait longuement mis en garde contre la tentation de décisions hâtives dans la gestion des crises internationales.
Source : AFP


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