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De l'influence de « Peppa Pig » sur les attentes des patients britanniques
Peppa Pig, un dessin animé à destination des tout petits, fait naître chez les patients des attentes irréalistes envers les services de santé britanniques, estime le très sérieux British Journal of Medicine, dans sa dernière livraison parue lundi. Inutile de penser que votre médecin de famille se comportera comme l'un des personnages du dessin animé, le très dévoué et disponible docteur Brown Bear, en se rendant chez vous à la moindre toux et en prescrivant des médicaments superflus, relève la publication scientifique. « Regarder Peppa Pig et sa description des soins généralistes augmente le niveau d'exigence des patients et encourage une utilisation abusive des services de soins », souligne malicieusement la docteur Catherine Bell, médecin généraliste à Sheffield, études de cas à l'appui. Exemple : docteur Brown Bear rend visite à domicile à Peppa Pig qui souffre d'une éruption cutanée sur le visage, et lui prescrit un médicament. Inutile, tranche Catherine Bell : ce phénomène viral doit en principe disparaître de lui-même. Sans compter que le médecin se déplace à domicile pour un bobo mineur. Docteur Brown Bear « fournit à ses patients un service exceptionnel, rapide, avec accès téléphonique direct, continuité des soins, horaires extensibles et un seuil très bas pour les visites à domicile. Mais cela ne nourrit-il pas des attentes irréalistes pour les premiers soins ? » s'interroge Catherine Bell, relevant l'influence d'un dessin animé diffusé, outre au Royaume-Uni, dans plus de 180 pays dont le Liban.

Un prix Nobel de littérature refusé par 19 maisons d'édition
L'écrivain Claude Simon, prix Nobel de littérature en 1985, pourrait-il être publié aujourd'hui? Non, ont répondu en substance une vingtaine d'éditeurs qui ont refusé un texte d'un des maîtres du Nouveau Roman, qu'un admirateur de l'écrivain français leur avait envoyé. « Nous échangions avec un écrivain très connu à propos de la littérature et des maisons d'édition. Il m'écrivait : ''Aucun éditeur, aujourd'hui, n'accepterait de publier Claude Simon'' », a raconté, hier sur la radio France Inter, l'auteur du canular, Serge Volle. Pour en avoir le cœur net, M. Volle (70 ans) a envoyé aux éditeurs une cinquantaine de pages du Palace, un roman paru en 1962. Le résultat a été sans appel : douze éditeurs ont dit non, sept n'ont même pas répondu. M. Volle a raconté qu'un éditeur avait justifié son refus en expliquant que « les phrases (tirées de Palace) sont sans fin, faisant perdre totalement le fil au lecteur ». Paraphrasant Marcel Proust, M. Volle a rappelé qu'avant d'écrire il fallait être « célèbre ». « Aujourd'hui, c'est le concept de livre jetable qui fait fureur », a-t-il déploré. Le jugement est sévère. Il y a 50 ans, un éditeur aurait-il publié Éric Vuillard, prix Goncourt cette année ? Ce n'est pas certain.

De l'influence de « Peppa Pig » sur les attentes des patients britanniquesPeppa Pig, un dessin animé à destination des tout petits, fait naître chez les patients des attentes irréalistes envers les services de santé britanniques, estime le très sérieux British Journal of Medicine, dans sa dernière livraison parue lundi. Inutile de penser que votre médecin de famille se comportera comme l'un des personnages du dessin animé, le très dévoué et disponible docteur Brown Bear, en se rendant chez vous à la moindre toux et en prescrivant des médicaments superflus, relève la publication scientifique. « Regarder Peppa Pig et sa description des soins généralistes augmente le niveau d'exigence des patients et encourage une utilisation abusive des services de soins », souligne malicieusement la docteur Catherine Bell,...
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