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Moyen Orient et Monde

Damas menace de ne pas revenir à Genève

Syrie
OLJ
02/12/2017

Les négociations de Genève sur la Syrie vont faire une pause jusqu'à mardi, mais la délégation officielle syrienne laisse planer le doute sur son retour la semaine prochaine en raison de propos « provocateurs » de l'opposition sur le sort du président Bachar el-Assad.
« Nous repartons demain (...) et c'est à Damas de décider » si la délégation doit revenir mardi comme l'a proposé le médiateur de l'ONU pour la Syrie, a déclaré hier aux journalistes Bachar al-Jaafari, négociateur en chef du gouvernement syrien. Parlant aux journalistes à l'issue d'un entretien avec Staffan de Mistura, envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, M. Jaafari a vilipendé l'opposition pour son « langage provocateur » au sujet du sort du président syrien. L'opposition, bien que se présentant pour la première fois à Genève avec une seule et unique délégation, sans ses représentants les plus extrémistes, a de nouveau réclamé publiquement à Genève le départ du président Assad avant toute solution politique au conflit. « Le langage était provocateur, irresponsable politiquement parlant », a dit M. Jaafari, ajoutant que « tant que l'autre partie tiendra ce langage (...) il n'y aura aucun progrès ».
Sur le terrain, un hélicoptère du régime a été abattu hier dans le sud-ouest du pays, où les forces de Damas combattent des jihadistes et des rebelles, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). « Des groupes rebelles ont abattu un hélicoptère du régime avec un missile guidé, près de la frontière avec le Liban et du Golan occupé » par Israël, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH,
Rami Abdel Rahmane. Les trois officiers qui se trouvaient à bord ont été tués, a-t-il précisé, après avoir rapporté dans un premier temps la mort de deux officiers. Dans ce secteur, le village de Beit Jin et ses environs sont tenus par des groupes rebelles islamistes et les jihadistes de l'ex-branche d'el-Qaëda, qui dirigent la coalition de Tahrir al-Cham.
Parallèlement, les habitants des régions kurdes du nord de la Syrie votaient hier pour élire leurs conseils municipaux, un scrutin qui vient renforcer leur semi-autonomie acquise à la faveur du conflit. Dans la ville de Qamichli, des hommes et des femmes faisaient la queue pour entrer dans un bureau de vote qui devait fermer à 20h00 heure locale, a constaté un correspondant de l'AFP. « Je suis heureux, on a la liberté de choisir celui qui va nous servir », se réjouissait Mohammad Saleh Moustapha, 54 ans, avant d'ajouter : « À l'époque du régime syrien (...) on avait peur des services de sécurité. » Le scrutin devrait toutefois être dominé par le Parti de l'Union démocratique kurde (PYD), principale formation kurde en Syrie, et ses alliés, qui contrôlent déjà « l'administration autonome » en charge de la gestion des territoires kurdes. Les élections avaient été qualifiées de « blague » par le régime d'Assad.

Source : AFP

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