Le parquet a rejeté les exceptions de forme avancées par Nader Saab dans l'affaire de Farah Kassab et a fixé la prochaine audience au 4 décembre prochain.
Farah Kassab, 33 ans, jordanienne et mère de deux enfants, s'était rendue en mai dernier à la clinique de Nader Saab, à Naccache, pour une intervention chirurgicale au cours de laquelle elle avait subi une liposuccion, une rhinoplastie et une troisième intervention. Elle avait été transférée en cours de journée à l'hôpital Notre-Dame du Liban, à Jounieh, alors que plusieurs hôpitaux plus proches existent dans la région.
Les circonstances de la mort de la jeune femme restent confuses, mais plusieurs médias avaient évoqué une erreur médicale de la part du chirurgien plasticien Nader Saab. Selon le communiqué officiel du ministère de la Santé, publié à l'époque, Farah Kassab « est arrivée morte à l'hôpital Notre-Dame du Liban, venant d'une clinique spécialisée en chirurgie plastique située sur le littoral du Metn. »
Certains médias avaient indiqué que la tension de la jeune femme avait chuté lors de l'opération. Elle serait décédée par la suite dans la clinique. « Nader Saab n'a pas informé les proches de la patiente de son décès et les a empêchés de la voir avant de la transférer vers un hôpital à Jounieh, où travaille un de ses amis très proches », avait-on révélé.
À la suite de cet incident, plusieurs médias avaient précisé que la clinique de Nader Saab n'est pas affiliée au syndicat des hôpitaux car elle ne remplissait pas les conditions requises.
Interrogé par L'Orient-Le Jour, l'ancien président de l'ordre des médecins, Charaf Abou Charaf, avait rappelé que lors de son mandat (2010-2013), le conseil de l'ordre avait ordonné la radiation de Nader Saab pour une période de six mois, mais que ce dernier avait alors présenté un recours en justice grâce auquel sa peine avait été réduite à un mois.
Liban - Affaire Farah Kassab
Le parquet rejette les exceptions de forme avancées par Nader Saab
OLJ / le 28 novembre 2017 à 00h00

